Dans ce second article sur le SITARAIL, nous vous présentons les performances actuelles et la contribution de la société à la vie socio-économique de notre pays, le Burkina Faso.

Depuis son démarrage, SITARAIL est devenu un maillon essentiel du développement socioéconomique du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de l’hinterland par son rôle dans la chaîne d’approvisionnement de ces deux pays et son impact sur la performance des plateformes logistiques multimodales, notamment les ports secs de Bobo-Dioulasso et de Ouagadougou, ainsi que le port d’Abidjan.

En moyenne, dix trains de marchandises opèrent quotidiennement sur le rail entre Abidjan et Ouagadougou et le fret annuel transporté est en moyenne de 1 000 000 de tonnes, soit près de 50% du volume transporté annuellement sur le corridor entre les deux capitales.

Par exemple, les besoins annuels en hydrocarbures du Burkina Faso s’élèvent à 1 100 000 tonnes, et non 30 % sont convoyées par voie ferrée. Sur cette quantité, SITARAIL assure à 50% le trafic des conteneurs du Burkina Faso et du transport du clinker destiné aux industries de cimenterie. Outre ces produits, SITARAIL assure le transport d’une partie importante des céréales et autres denrées alimentaires, des engrais, des matériaux de construction, de coton et d’animaux vivants à destination du Burkina Faso ou vers la Côte d’Ivoire.

Le chemin de fer est sans concours un outil au service du développement industriel du Burkina Faso. À travers des embranchements particuliers, SITARAIL dessert une quinzaine de sociétés industrielles au Burkina Faso ; entre autres, la SONABHY, BRAKINA, SOSUCO, SOFITEX, CIMASSO, CIMFASO, les minoteries, SETO, TRCB, et en Côte d’Ivoire (CIMIVOIRE, GESTOCI, la SIR, les Grands Moulins, ATL). D’ores et déjà, les nouveaux terminus portuaires du port d’Abidjan devaient être embranchés au rail, assurant ainsi la connexion directe du Burkina Faso à ces nouvelles infrastructures modernes de grande capacité.

SITARAIL facilite également l’écoulement de plusieurs produits locaux, notamment le sésame, l’anacarde, les fruits et légumes des zones enclavées. Quant aux chemins de fer ferroviaires, les contributeurs au développement des localités qui sont les prises et le booster de leurs économies locales. Aussi, chaque année, en moyenne 10 milliards de FCFA sont payés aux sous-traitants dans le cadre de travaux et prestations dans les domaines ferroviaires.

En effet, le transport ferroviaire permet d’éviter la dégradation qu’auraient occasionné le réseau routier, plus 30 000 camions de marchandises. A ce titre, le transport ferroviaire est un transport de masse qui contribue à la préservation des réseaux routiers.

En outre, le trafic de fret cordaire, qui a renoué avec des niveaux records durant ces dernières années, draine un flux important de produits divers essentiels à la consommation et à la vie socioéconomique du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et des autres pays de l’hinterland, dont le Mali et le Niger. Sans le rail, les coûts de transport routier et l’impact des émissions de gaz à effet de serre de ce mode de transport auraient des conséquences majeures sur le panier de la ménagère et le bilan carbone de notre pays.

L’impact social de SITARAIL au Burkina Faso

Emploi : Comme dans l’ensemble des filiales du Groupe Bolloré, SITARAIL met l’humain au coeur de ses activités. L’entreprise accorde une place importante à la promotion du bien-être social de son personnel et à la promotion de l’excellence. SITARAIL emploie 1 500 travailleurs. Plus du tiers de cet effectif est au Burkina Faso pour une ligne dont les 2/3 de l’étendue sont en Côte d’Ivoire. A noter également que dans cet effectif, il y a aussi bien des cheminots burkinabè en Côte d’Ivoire que ceux ivoiriens au Burkina Faso. Entre 2016 et 2020, SITARAIL a effectué plus de 400 recrutements. En outre, l’entreprise génère indirectement 3 000 emplois via les entreprises sous-traitantes, et plus 25 000 personnes vivent de l’activité ferroviaire. Ce qui contribue à réduire le taux de chômage. Dans le cadre de sa politique de proximité, SITARAIL confie le désherbage de ses entreprises aux populations riveraines, permettant ainsi des emplois ponctuels au profit de centaines de jeunes désœuvrés.

La gestion extrêmement attentive des ressources humaines a permis à SITARAIL de conserver une pyramide des âges sains (53,15 % des collaborateurs sont dans la tranche de 30 à 40 ans) dans un métier jugé ingrat par les jeunes générations, compte tenu de la forte implication et rigueur que l’activité nécessite.

Genre : SITARAIL met un accent particulier sur la promotion du genre, à travers la féminisation de l’ensemble de ses corps de métiers, ayant permis à plus d’une trentaine de femmes d’accéder aux fonctions managériales et dans des domaines traditionnellement réservés aux hommes. Un plan de formation continue est mis en œuvre chaque année afin d’améliorer les performances des travailleurs et de garantir leur égalité de chances de promotion.

Santé : SITARAIL dispose de cinq centres médico-sociaux dans les principales localités de son réseau, à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Abidjan, Bouaké et Ferkessédougou. Ces centres sont ouverts aux cheminots, à leurs familles et aux populations locales. SITARAIL assure la prise en charge médicale de la totalité de ses employés et de leurs familles, et organise en parallèle des visites médicales annuelles ainsi que des campagnes de vaccination diverses au profit des travailleurs. Un cadre de dialogue permanent et constructif existe avec les partenaires sociaux internes regroupés au sein de 8 organisations syndicales, dont 2 au Burkina Faso et 6 en Côte d’Ivoire.

Éducation : L’entreprise entretient également des partenariats formels avec de grandes écoles au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, et développe des initiatives ponctuelles au profit du monde étudiant, notamment la distribution de codes d’accès à la bibliothèque numérique YouScribe.

Eau : SITARAIL a réalisé des forages au profit des populations de certaines localités riveraines. La dernière réalisation en date est des cellules de la localité de Béréba au Burkina Faso, en juin 2021.

Rassemblés par

Aly KONATE

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