Dans un courrier adressé au Comité de Normalisation de la Fédération Ivoirienne de Football (FIF), la FIFA exige une nouvelle Assemblée générale pour modifier la disposition des nouveaux textes, relative aux parrainages pour être candidat à la présidence de la FIF. L’instance dirigeante du football mondial exige par la même occasion une nouvelle date pour les élections, prolongeant ainsi le mandat de Mme Dao Gabala jusqu’à l’élection. Ici suscite la colère de certains présidents de clubs ivoiriens qui crient à l’Arnaque. Mais, pour le magistrat ivoirien vivant en exil, Grah Ange Olivier, si ces derniers « sont convaincus qu’ils ont la majorité, pourquoi sont-ils si excités au lieu d’agir pour qu’on arrive le plus vite au scrutin? » .

Election à la FIF : Seules les « rouageries » sont victimes de l’intervention de la FIFA (Par Grah Ange Olivier)

Arrêtons, au nom d’une indépendance qui n’a pas sa place dans ce débat de jeter l’opprobre de façon injustifiée sur la FIFA. Elle exige que le respect de ses textes, c’est tout. Faute de savoir que loin d’avoir une indépendance totale dans l’adoption de ses Statuts, la FIF doit veiller à ce qu’ils soient conformes à ceux de la CAF et de la FIFA, comme les lois doivent être conformes à la Constitution. Oui, il y a bien une hiérarchie des normes au sein du monde du Football, au respect de laquelle les textes des Fédérations sont tenus.

Refuser de se conformer à cette réalité en abusant d’une majorité artificielle (puisqu’elle est obtenue en violant les Statuts de la FIFA), c’est comme si au nom de l’indépendance du Parlement, ses animateurs se donnaient le droit de ne pas respecter la Constitution dans l’adoption des lois. Nous ne reviendrions pas dans cette contribution sur le contenu des violations que nous avons déjà évoquées de dans une autre (…). En dehors des arguments textuels, il faut savoir qu’un système de parrainage sert à évaluer le sérieux d’une candidature et non à opérer le vote de façon prématurée en violation des droits de tous les autres membres qui n’y participent pas à intervenir dans la désignation du Président de la Fédération.

Qui douterait en Côte d’Ivoire du poids de la candidature de Didier Drogba ? Si le système de parrainage empêche une telle candidature, c’est qu’il est objectivement mauvais. L’examen de celui de la FIF qui fait intervenir arbitrairement des acteurs qui n’ont rien à y faire est un modèle du genre. Il suffit d’écouter les défenseurs de la tricherie qui se réjouissaient déjà d’avoir réussi à écarter la candidature de Didier Drogba pour s’en convaincre, puisque selon leurs calculs machiavéliques, il lui serait impossible de réussir tous les parrainages requis. Même si c’était vraiment le cas, c’est à bon droit qu’il a saisi la FIFA, en qualité de première organisation de régulation des activités de football dans le monde.

La FIFA agit comme le Conseil constitutionnel le fait. Arrêtons de polluer l’atmosphère avec des accusations de partialité infondées à l’endroit de cette organisation. S’il y a une fois de plus blocage, c’est bien dû à la volonté persistante de cette mafia qui sévit dans le monde du ballon rond ivoirien, d’empêcher un processus transparent et démocratique de désignation du Président de la FIF. En effet, dans tous les cas, il y a sont les clubs et rien ces clubs ici voteront et non les membres de la FIFA. S’ils sont convaincus qu’ils ont la majorité, pourquoi sont-ils si excités au lieu d’agir pour qu’on arrive le plus vite au scrutin.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.