APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) – La Caisse des pensions et des prestations familiales des agents de l’Etat (CPPF) du Gabon s’inspire de l’expérience de Institution de prévoyance sociale-Caisse générale des retraités et agents de l ‘Etat (IPS-CGRAE) de Côte d’Ivoire en vue d’une mise en œuvre de réformes « profondes » de l’institution gabonaise.

Dans cette optique, une délégation de la CPPF effectue une deuxième visite de travail au sein de l’IPS-CGRAE de Côte d’Ivoire, du lundi 24 au vendredi 28 janvier 2022. Et ce, après cella de juin 2021.

Recevant la délégation de la CPPF du Gabon, M. Abdrahamane Berté, le directeur général de IPS-CGRAE, a exprimé le traditionnel « akwaba (bienvenue) » à la délégation, composée en plus de la CPPF, de l’Assemblée nationale , de la Primature et des présidents des deux principaux syndicats du Gabon.

La délégation autorisée des conseillers du Premier ministre ainsi que le conseiller du ministre du Budget et des comptes publics, le président exécutif de l’Association nationale des retraités du Gabon et le président de la Machette syndicale des travailleurs gabonais.

Elle a été instruite sur la mise en œuvre de la réforme de 2012 de l’Institut de prévoyance sociale-Caisse générale des retraités et agents de l’État (IPS-CGRAE) et la mise en place du régime de retraite complémentaire par capitalisation.

Pour M. Abdrahamane Berté, « c’est toujours un honneur et un grand enrichissement pour l’IPS-CGRAE de mener ces activités de coopération inter-caisses, fortement recommandées par la Confédération interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) ».

Cela, dis-t-il, garanti un partage d’expériences concrètes tenant compte du contexte africain. Un état d’esprit qui devrait « guider et motiver tous en tant qu’hommes et femmes au service d’une institution investie d’une mission de service public à vocation sociale ».

« Les systèmes de pension sont des instruments de justice sociale, de précieux outils de préservation de la dignité humaine et, bien souvent, l’ultime rempart contre la pauvreté. C’est pourquoi, il est crucial de les mettre régulièrement à niveau », at-il ajouté.

Ensuite, il faudra-il « les maintenir sous surveillance constante, notamment grâce à la réalisation d’études actuarielles qui perment d’en décélérer à temps les risques et insuffisances afin d’opérer les réformes et ajustements nécessaires », à la poursuivie.

« Mais, les réformes, dès lors qu’elles ont été constatées et reconnues indispensables, imposent pour leur adoption et leur mise en œuvre réussies, un parcours bien souvent long et complexe », selon le directeur général de l’IPS-CGRAE.

Le directeur général de la CPPF du Gabon, Hugues Sorel Ongollo Nembe a fait savoir que le gouvernement gabonais a commandé auprès du Cabinet FINAFTU International un outil actuariel visant une «profonde réforme du système de retraite du secteur public».

Le rapport de cet audit vient d’être remis à Mme le Premier ministre gabonais, ici un cœur de faire participer l’ensemble des tributaires des régimes à la définition d’une nouvelle trajectoire de succès au système de protection sociale des agents de l’ Etat sur le long terme, at-il souligné.

« Nous avons entrepris de faire partager à nos partenaires sociaux des expériences abouties des autres caisses du réseau CIPRES dans la de leurs systèmes de retraite », at-il relevé, saluant « les succès engrangés » pour le CGRAE qui ont motivé cette réforme.

« Sur quoi a porté la réforme ? En quoi elle a été inclusive ? Quels sont aujourd’hui les bénéfices pour l’ensemble des tributaires ainsi que la mise en place du régime de retraite complémentaire par capitalisation ? Ce sont là les centres d’intérêts de la partie gabonaise », at-il mentionné.

Le directeur général du CPPF du Gabon est le « convaincu » que ses collaborateurs et les acteurs syndicaux qui ont joué un rôle déterminant dans les réformes attendues, sauront apporter des réponses édifiantes à ces questions.

AP / ls / APA







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