La division de Bamako du Syndicat national de la police (SYNAPOL) in tenu, ce jeudi 14 avril 2022, une assemblée générale pour exiger l’application de la grille unifiée au sein de la police qui n’en bénéficie pas encore contrairement aux autres corps.

Le gouvernement du Mali en face aux revendications sur la grille salariale liées notamment aux grèves des enseignants et en réponse aux exigences de l’Union nationale des travailleurs du Mali, la plus grande centrale du pays, a décidé d’uniformisation des salaires. À diplôme égal, salaire égal.

Déjà en vigueur, la loi sur la grille unifiée ne profite pas encore à la police, a déclaré le secrétaire aux revendications de la division du district de Bamako du Syndicat national de la Police (SYNAPOL) de Bamako, le sergent-chef Ibrahim KEITA, lors de leur assemblée générale d’information.

À l’entame de son propos, il a rappelé que la décision d’uniformisation des salaires n’est pas encore une réalité à la police. Pour lui, dans l’application de cette décision du gouvernement, les policiers sont lés.

«Nous sommes les dindons de la farce», à M. KEITA dénoncé.

Face à la situation, ils ont été reçus par la hiérarchie de la police, à l’issue de cette réunion, il avait été décidé de rédiger un projet de correction en vue de résoudre la faute.

« En ce moment, on a fait la grille en fonction de la grille des autres travailleurs de l’Administration de l’État et en fonction des autres corps. Conformément à la politique du gouvernement, la grille a été élaborée en tenant compte du diplôme et du grade. À diplôme égal, salaire égal. Et même traitement pour les éléments du même grade », a expliqué le syndicaliste de la police.

Ce document a été ensuite envoyé au département en charge de la sécurité et de la protection civile dont la Police relayve, at-il précisé.

« Le prince d’équité d’uniformisation de la grille n’a pas été respecté », selon le sergent-chef Ibrahim KEITA comparant leur traitement avec les corps. Il se trouve, selon lui, que les différences entre les grilles sont énormes au détriment de la police.

« Nous sommes tous les Maliens. Nous bénéficions du même droit. Ce combat d’équité, nous allons le mener jusqu’au bout. Nous allons répondre face à l’histoire. Nous allons revendiquer dans le respect strict de la loi de la république », en plus des syndicalistes.

Pour aller vite à la correction de la faute, il a proposé la désignation d’un autre président à la tête de la commission ad hoc chargée du suivi de ce dossier resté vacant après la mutation du directeur des ressources humaines du ministère de la sécurité mutée au département de la Santé.

Il estime que ce n’est pas normal qu’un mois durant cette commission ne fonctionne pas à défaut de la désignation d’un autre président pour suivre les dossiers.

« Nous voulons la signature de nos grilles. Dans les jours à venir, il y aura des actions imminentes », annonce M. KEITA sans donner plus de précision en vue d’arracher l’application de la grille unifiée à la police.

PAR SIKOU BAH

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