Les chefs d’État-major général des Armées étaient face à la presse le 25 mars pour édifier l’opinion publique sur les opérations militaires en cours sur les théâtres en vue de ramener la sécurité et la stabilité sur l’ensemble du territoire. Cette conférence de presse qui a eu lieu dans les locaux de la Direction des informations et des relations publiques des armées (DIRPA) a également enregistré la présence du Directeur de la Justice militaire, le Colonel Boubacar MAIGA, le Directeur de la DIRPA, le Colonel Souleymane DEMBELE ainsi que plusieurs autres autorités militaires et civiles.

Nous vendrons le 25 mars 2022, les CEMGA, le général de Division Oumar DIARRA, un tenu à répondre à toutes les questions se rapportant à sa mission opérationnelle, aux cellules de la défense de la patrie et aux perceptifs des FAMa.
Devant les hommes de média, le chef d’état-major des armées a woman les gages d’une armée professionnelle et respectueuse des droits de l’homme dans toutes ses opérations sur le terrain.
Selon lui, l’armée malienne c’est une mission, une vision, des moyens et des stratégies en vue d’aboutir à une sécurité optimale du territoire.
Le Général de Division Diarra a noté dans son intervention que cette rencontre a pour but de donner un éclairage à travers les médias à la problématique de la situation sécuritaire, sa vision à lui sur la restructuration et la montée en puissance des FAMa.
Avec les hommes de médias, les échanges ont porté singulièrement sur la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa.) Et sa conduite. Au cours de cette rencontre, le CEMGA a longuement expliqué l’opération Kèlètigui ici pour mission de rechercher et de détruire les sanctuaires terroristes.
La deuxième opération en cours, c’est opération Maliko qui est une approche globale de la gestion de la crise au Mali. C’est un plan militaire, levier de l’État qui combine les aspects de sécurisation avec ceux du développement.
Et la troisième et dernière opération appelle l’opération Tilékoura qui aura pour mission de sécuriser les élections à venir.
« Ce qui est sûr, les élections restent une priorité du gouvernement. On nous avait instruits d’y travailler sur la sécurisation du processus électoral.
Nous, nous sommes bien avancés là-dessus, nous sommes en train d’y travailler », assure le conférencier.
Les exploits des FAMa sur les théâtres des opérations, la coopération avec les partenaires ont également été préconisés.
Pour lui, ces opérations sont la preuve que l’armée n’est pas statique, comme pourrait le croire une partie de la population.
Grâce à ces opérations, à-il fait savoir, les FAMa partent en offensive sans contrainte à la recherche et à la destruction des sanctuaires terroristes.
Tout récemment, dans le cadre de l’opération Kèlètigui, l’armée, selon son chef, a effectué des missions de reconnaissance offensive dans plusieurs localités du nord, notamment à Ménaka et Aguelhok.
Ainsi, il ressort de son propos que l’armée a effectué des frappes aériennes sur les positions de l’EIGS à Tamalat, à Aguelhok, etc.
« Nous sommes intervenus avec appui de la MINUSMA qui a donné le carburant à partir de Ménaka », at-il révélé.
Les Chefs d’État-major général des Armées, le Général de Division Oumar DIARRA, ont saisi l’occasion pour lancer un appel à la population afin de coopérer avec les FAMa pour la lutte contre le terrorisme.
Quant au respect des droits de l’homme, le CEMGA a fait savoir qu’il constitue une priorité pour les responsables de l’armée.
D’ailleurs, at-il fait savoir, la hiérarchie a toujours ouvert une enquête chaque fois que des allégations font état de cas de violation des droits de l’homme par les FAMa, comme ce fut le cas récemment à Niono et vers la frontière mauritanienne.
« Les FAMa sont conscientes de leur rôle de protection de la population et de leurs biens ainsi que de leur donner la confiance totale, car c’est l’une des premières missions qui préoccupent l’armée malienne », déclare le Général DIARRA.
Le Chef d’état-major général des armées a profité de cette rencontre inédite pour exhorter la presse à être des soldats de la paix tout en défendant les intérêts de la Nation.
Connu pour être un homme intègre, mais surtout discret, les revues CEMGA sur le processus de recrutement qui vise à doter notre outil de défense d’hommes et de femmes capables de relever les défis.
« Nous avons dit à nos forces, au niveau de chaque état-major et des directions de service de travailler à prendre le leadership des actions. Les gens sont venus aider, nous profitons beaucoup de leur expertise pour développer nos capacités. Dans l’Espace d’un mois, d’un moment, il faut que nous soyons autonomes. Et leur rôle sera seulement d’accompagner », at-il assuré.
Parlant de recrutement, le CEMAGA a informé qu’il y avait 4 mois l’armée a commencé un recrutement spécial de 4000 hommes.
Ce recrutement, a bien précisé le chef des armées, a pour objectif de récupérer les armes et munitions qui traînent de façon dangereuse parmi les populations.
« Ce n’est pas un DDR, ma un recrutement spécial normal de tous ceux qui possèdent des armes et qui désirent servir au sein de l’armée », at-il précisé.
À côté de ce recrutement spécial, l’annonce le recrutement en vue de 25 000 hommes dans le cadre de la mise en œuvre de la LOPM.
L’avenir se construit dès aujourd’hui, et le général ya pensé, et mis sur pied un projet dédié au renforcement, à la formation et à l’entraînement des hommes.
Pour lui, la formation continue des hommes est un credo au niveau de l’état-major général des armées.
« Il faut que les différentes unités recrutent les hommes, les forment, les préparent et les mettent à la disposition de l’EMGA », at-il affirmé.
Le Directeur de la Justice militaire, le Colonel Boubacar MAIGA, a complété les dires du général DIARRA avec des explications juridiques sur les recrutements spéciaux au sein de l’Armée malienne. « Il consiste aussi à éviter le banditisme récurrent dans notre pays », a insisté at-il.
Le Colonel Boubacar MAIGA a lancé à son tour un appel aux FAMa les invitant au respect des droits de l’homme déjà acquis, dit-il, par la Charte de Kouroukanfouga.

Par Abdoulaye OUATTARA

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