Les équipes du gouvernement et de la communauté internationale ont échangé sur le chronogramme de la Transition en vue de tomber sur un délai acceptable. Si le gouvernement a proposé 4 ans, l’équipe technique conjointe de la CEDEAO, de l’UA et des Nations-Unies, quant à elle, a proposé deux options : 12 ou 16 mois.

Selon les observations sur le rapport confidentiel d’une mission technique internationale d’évaluation partagées par le Parena, dont nous avons obtenu une copie, la partie malienne et les représentants de la communauté internationale se sont rencontrés.

L’objet de la rencontre a porté sur le chronogramme de la Transition. Ledit document est signé du mardi 22 février.

« Le chef de la MINUSMA, le nouveau représentant de la CEDEAO, un membre de la Misahel, les ambassadeurs du Ghana et du Nigéria ont pris part aux travaux ainsi que plusieurs experts de la CEDEAO et des Nations-Unies », précise le document.

Aussi, poursuivez le document, la mission a rencontré les ministres de la Défense, de l’Administration territoriale, de la Sécurité, des Affaires étrangères et de la Refondation de l’État.

Puis, elle a sollicité et obtenu du gouvernement de rencontrer une équipe technique nationale. Ainsi, les deux équipes techniques se sont rencontrées à plusieurs reprises et ont convenu d’une liste d' »actions prioritaires indispensables au retour à l’ordre constitutionnel ».

Ces « actions prioritaires » vont de la rédaction d’une nouvelle constitution à la réorganisation territoriale (création de nouvelles circonscriptions électorales) en passant par l’audit du fichier électoral et la mise en place d’une Autorité indépendante de gestion des élections, indique le rapport.

Malgré les sanctions, l’équipe technique du gouvernement a fait ses propositions sur la base d’une transition de 4 années supplémentaires.

Face à la situation, le rapport explique que l’équipe technique conjointe de la CEDEAO, de l’UA et des Nations-Unies a extrait des propositions du gouvernement de la transition une synthèse interne en deux scénarios :

Dans le premier scénario, le délai de la Transition est fixé à 12 mois pendant lesquels une Autorité indépendante de gestion des élections serait créée et opérationnalisée, la constitution serait révisée, un référendum constitutionnel et des communales, locales, régionales, légatoratives ‘élection présidentielle aurait lieu avant mars-avril 202.

Quant au second scénario, la durée de la Transition est fixée à 16 mois avec toutes les actions ci-dessus énumérées, les sénatoriales, les législatives et la présidentielle se tenant en juillet et août 2023.

C’est dans le cadre des discussions sur ces points que le Médiateur de la CEDEAO effectue aujourd’hui une visite de travail au Mali. Il vient pour évaluer la situation politique avec en toile de fond la question sur le chronogramme de la Transition qui est le nœud de divergence entre le Mali et la communauté et entre les autorités de la Transition et des acteurs politiques.

Aussi sur la question, le secrétaire général du Parti africain pour la renaissance nationale (Parena), Djiguiba KEITA a dénoncé l’exclusion des acteurs politiques et ceux intervenant dans l’organisation des élections lors de ces discussions pour l’élaboration d’un chronogramme consensuel.

M. Djiguiba KEITA a déploré qu’à ce jour qu’aucun acteur politique ne soit associé à ces travaux entre les autorités de la transition et la communauté internationale sur l’élaboration du chronogramme.

« Pendant deux semaines, ils sont en train de faire du Mali sans les Maliens », a déclaré M. KEITA.

PAR SIKOU BAH

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