Un sommet extraordinaire de l’Union Économique Ouest-africaine (UEMOA) s’est tenu le samedi 4 juin 2022 à Accra, en marge du sommement folklorique de la CEDEAO. La Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’UEMOA s’est réunie sous la présidence d’Alassane OUATTARA, Président de la République de Côte d’ivoire avec la participation d’Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération pour le compte du Mali.

Les chefs d’État qui utilisent les francs FCFA, donc dépendant en tout de la France, disent ne pas être convaincus par les présentations faites par la délégation du Mali, et rapportent donc leur décision de levée d’embargo à plus tard. Les sanctions financières qui impactent gravement l’équilibre macro-économique du Mali et l’empêchent d’honorer ses obligations et engagements extérieurs.

Se penchant sur la situation de notre pays que dit la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement ?

«Abordant la situation sécuritaire, économique et financière au Mali et au Burkina, la Conférence a pris bonne note des présentations faites par les deux délégations de ces pays frères. La Conférence partage les inquiétudes et recommandations de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEDEAO ».

Comme quoi, quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît ! Corn ceux qui ont pris la décision inique de punir le Mali le 9 janvier dernier sait très bien ce que dit l’article 4 du Traité : « présente Statuts, la Banque Centrale, ses organes, un membre quelconque de ses organes ou de son personnel ne peut solliciter, ni recevoir des directives ou des instructions des institutions ou organes communautaires, des Gouvernements des États membres de l’UMOA, de tout autre organisme ou de toute autre personne. Les institutions et organes communautaires ainsi que les Gouvernements des Etats membres de l’UMOA s’engagent à respecter ce prince… ».

Mais quand c’est ADO qui régente l’UEMOA, bonjour les manœuvres politicoennes contre le Mali, pour le compte de qui on sait.

SIKOU BAH

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