Le Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA, sera ce matin devant le Conseil national de Transition (CNT) pour faire le point de la mise en œuvre de son Plan d’action gouvernemental inspiré de la feuille de route du Président de la Transition. Cet exercice n’a rien d’une motion de censure où la question est du départ ou du maintien du chef du gouvernement.

Désigné chef du gouvernement à la suite du coup de force avec Bah N’DAW et Moctar OUANE, Choguel Kokalla MAIGA dont le Plan d’action gouvernemental a été validé par le Conseil national de Transition (CNT) est attendu ce matin à la barre.

En effet, l’interpellé est pour l’organe judiciaire de la Transition, à travers les questions d’actualité, pour évaluer la mise en œuvre de son PAG.

L’exercice démocratique est inscrit dans le cadre du contrôle gouvernemental par le CNT. En clair, il est invité à s’expliquer sur les actions de son équipe gouvernementale conformément aux initiatives énoncées dans le PAG. Ainsi, à travers cet exercice, le chef du gouvernement va défendre son bilan à la tête du gouvernement critiqué par certains acteurs politiques et même la société civile.

Occasion pour ses adversaires de dresser le bilan de ses neuf mois passés à la Primature qu’ils dépeignent en noir. Du plus grand diviseur commun de la Transition, le Premier ministre Choguel Maïga doit aussi faire face aux mauvaises nouvelles qui s’accumulent en mois d’avril donné comme mauvais augure pour les Premiers ministres au Mali.

En effet, se délectent ses adversaires à se souvenir que les Premiers ministres Younouss Touré avaient démissionné le 12 avril 1993, Mohamed AG Hamani le 28 avril 2004,

Modibo Sidibé le 3 avril 2011, Oumar Tatam Ly le 4 avril 2014, Modibo Keita le 8 avril 2017 et Soumeylou Boubeye Maiga le 18 avril 2019.

Toutes choses qui sont pour eux, une prophétie accomplie, pardon à accomplir en ce mois d’avril 2022. Sauf que l’exercice de redevabilité de ce jeudi devant le CNT est un cérémonial républicain prévu par l’article 15 de la Charte de la Transition qui se décline comme une question d’actualité qui est loin d’être une motion de censure prévue par l’article 78 de la Constitution.

Donc ceux qui salivent de voir partir Choguel Kokalla Maïga de la Primature à l’issue de ce passage devant le CNT filent du mauvais coton, car il pourrait au contraire sortir avec les éclairages que les honorables membres du CNT attendent impatiemment.

PAR SIKOU BAH

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