Le Canada réalise l’une de ses plus importantes contributions jamais versées à un bureau pays de l’UNICEF pour lutter contre la malnutrition au Mali en fournissant 40 millions de dollars canadiens (19 milliards de francs CFA) aux femmes et aux enfants maliens via l ‘UNICEF. La mission onusienne affirme que par ce geste le Canada réalise l’une de ses plus importantes contributions jamais versées à un bureau pays de l’UNICEF.

La subvention vise à améliorer la santé, la nutrition et le bien-être des femmes, des filles et des enfants de moins de cinq ans au Mali d’ici à 2027 grâce à des approches innovantes et une action multisectorielle.

Le Canada et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), en collaboration avec le ministère de la Santé et du Développement social et leurs partenaires, se sont réunis à Bamako, ce lundi 25 avril, pour lancer officiellement le projet NAFAMA  » Améliorer le statut nutritionnel des femmes, des filles et des enfants de moins de cinq ans et en situation de vulnérabilité au Mali ».

« Le Gouvernement du Canada continuera, par ses investissements, à soutenir le Mali pour améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé et de nutrition aux personnes pauvres et en situation de vulnérabilité », a déclaré François Picard, chargé d’affaires, Ambassade du Canada au Mali.

« La réussite de la mise en œuvre du projet repose surtout sur l’appui et l’accompagnement des services des ministères et directions nationales et générales. Je renouvelle mes remerciements à tous les partenaires impliqués dans cet important projet, et plus particulièrement à l’UNICEF et au ministère de la Santé et du Développement social », a déclaré François Picard.

S’encourageant lors du lancement officiel du projet au bureau de l’UNICEF au Mali, sis à Bamako, la Représentante de l’UNICEF, Sylvie Fouet, a remercié le peuple Canadien pour son soutien, ainsi que le gouvernement du Mali et ses partenaires pour leurs efforts en faveur d’une meilleure santé et nutrition pour chaque enfant.

« Au nom des enfants et des familles dont la situation devrait être améliorée par ce projet, nous remercions sincèrement le Canada pour son soutien généreux. Cela démontre non seulement l’engagement du Canada envers les enfants du Mali, ma aussi la confiance que vous placez en l’UNICEF et ses partenaires, tout en reconnaissant la grandeur du défi. La malnutrition a des conséquences graves sur la santé des enfants, leur développement cognitif, leur capacité d’apprentissage ou à participer au développement économique de leurs familles, leurs communautés et de leurs pays », a indiqué Mme Fouet.

« Nous sommes heureux de nous associer au gouvernement du Mali avec le soutien du Canada, pour améliorer l’état nutritionnel de la population en général, et des groupes les plus vulnérables, les femmes, les filles et les enfants, en particulier », à -elle déclarée.

Cela fait partie des promesses plus importantes de don jamais faites pour le gouvernement du Canada dans un bureau pays de l’UNICEF et s’il se concentrera sur la fourniture de tout ce qui n’est pas un nourrisson a besoin pour l’aider à attindre son plein développement potentiel. Par ce partenariat, le gouvernement du Canada et l’UNICEF réitèrent leur engagement envers les enfants du Mali et leur amitié envers le peuple malien.

En coordination avec le Gouvernement du Mali et ses partenaires, 1 400 000 personnes dont 600 000 directement, bénéficieront des interventions du projet. A plus grand nombre bénéficiera également de la grippe des interventions multisectorielles intégrées.

« Ce projet permet à l’accès aux services de base de qualité ainsi qu’à l’adoption de pratiques nutritionnelles saines. Je voudrais exprimer la gratitude du gouvernement du Mali pour la qualité de la coopération entre le Canada et le Mali ainsi que remercier l’UNICEF pour leur soutien constant en faveur des femmes et des enfants dans un contexte instable. C’est dans la difficulté que l’on reconnaît ses amis et ce projet arrive à un moment d’insécurité. Vive la coopération internationale ! » déclare Aly Diop, secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social.

Le projet implique des actions à tous les niveaux – individ, communauté, collectivité locale et nationale et plateformes multisectorielles. L’utilisation d’une approche unique consistant à utiliser des plateformes « amies des communautés » pour créer et mettre en place des communautés « amies des enfants » afin d’en assurer la durabilité.

En s’engageant directement avec les communautés et en renforçant leurs compétences (en particulier les femmes), ce projet créera environ 300 villages « amis des enfants » et fournira des services de prévention et de soins holistiques de qualité pour prévenir et gérer la malnutrition. Le projet utilisera des innovations technologiques, comme les tablettes, dans la communauté pour sensibiliser sur les impacts de la malnutrition. La valeur ajoutée du programme NAFAMA est de fournir aux enfants et aux communautés les moyens d’améliorer leur état nutritionnel grâce à un ensemble holistique d’interventions visant à améliorer l’accès à l’eau potable, une bonne hygiène et assainissement, l’éducation, des soins de santé de qualité, la sécurité et la protection, ainsi que le renforcement de la résilience et de l’égalité des sexes.

Alors que le projet couvrira l’ensemble du pays, le mettra un accent particulier sur les régions de Mopti, Ségou et Tombouctou. En conclusion du lancement, la Représentante de l’UNICEF, Sylvie Fouet, a invité le monde entier à soutenir les efforts visant à garantir que les enfants et les familles d’enfants au Mali restent en tête d’agenda et au centre des actions.

PAR SIKOU BAH avec UNICEF

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