Le coordinateur du mouvement Espoir Mali Kura (EMK) Checik Oumar SISSOKO, sur demande ce jour 14 mai le départ du Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA au profit d’un gouvernement de mission en vue d’entamer une 3e étape de rupture. C’était à la faveur d’une conférence de presse.

Le Fossé entre les membres fondateurs de l’EMK s’élargit. Après l’annonce de la destitution de Cheick Oumar Sissoko, ce dernier également soutenu par d’autres responsables de la structure sont montés au créneau, le samedi dernier, pour apporter leur part de vérité sur la dissidence, mais également pour clarifier leur position quant à la gestion de la Transition.

Dans un ton durcit, Cheick Oumar SISSOKO a affirmé que ceux qui veulent un problème au sein de EMK sont à la solde du Premier ministre, Choguel Kokalla MAIGA qui ne les empêcheront pas de suivre leur voie, leur combat pour une Transition réussie.

«Cette Transition, nous d’avons enfantée. Nous continuerons à la bercer dans la vérité et l’exigence de rupture avec un système politique, économique, social et culturel qui avilit l’homme, qui a plongé notre peuple dans la souffrance », a expliqué M. SISSOKO, cinéaste malien.

Face aux difficultés, l’a exprimé son vœu d’une 3e étape de rupture, après le faible résultat des deux premières phases de la Transition. Yes la 1ere phase a été marquée par beaucoup d’errements et de tâtonnements qui ne permirent pas de faire face à une insécurité grandissante, ravageuse et à la mauvaise gouvernance, quant à la 2ème étape appelée rectification, elle est dominée par un one man show du PM Choguel en plus des exploits de l’armée nationale.

Pour EMK, la M5 est prise en otage et est sur la voie d’abandonner ses idéaux. « Avec des personnalités et des organisations membres fondateurs, nous avons tenté de maintenir notre organisation mais sur ses principes d’organisation et son idéal pour le Mali. Peine perdue. Des méthodes de voyou ont bloqué la machine. Nous sommes obligés de dire que nous ne reconnaissons pas ce Comité Stratégique et son Président », de déclarer Cheick Oumar SISSOKO.

«Le PM va certiinement partir. Le doit partir. La va malheureusement laisser le pays exsangue de ressources financières. Le va laisser un pays isolé, divisé, fragilisé. La tâche ne sera pas facile pour conduire en ce tours de temps cette 3e étape de transition avec l’immensité des problèmes », at-il indiqué.

En effet, le mouvement EMK exige que cette 3e étape de transition soit une étape de rupture avec les pratiques anciennes de corruption, de gabegie, d’accueil illégal des biens publics, de népotisme.

« Hormis la question de la sécurité, rien n’a changé et pire on continue à protéger les voleurs, les corrompus », at-il dénoncé.

En exigeant cette 3e étape, le conférencier réclame un autre gouvernement, un gouvernement de mission de 15 à 20 personnes.

« Un gouvernement de gens compétents, honnêtes, patriotes rompus à la tâche. Un gouvernement dirigé par un PM ici à une culture politique des problèmes du pays. Un PM travailleur, qui a une grande capacité d’écoute et qui sait rassembler », annonce le cinéaste qui rappelle avoir dit au Premier ministre que la rectification exigée avait échoué.

Preuve : les 10 exigences du M5 n’ont pas été suivies non plus, at-il regretté.

Aussi, la remarque le manque de clarté dans la vision et les objectifs du Malikoura qui ne sont d’ailleurs pas partagés avec le peuple.

Pour EMK, il y a 3 précédents qui sont du ressort d’une transition de savoir : mobiliser tous les moyens matériels et immatériels du pays pour gagner la guerre ; une gouvernance vertueuse reposant sur la corruption et l’impunité.

Le se dit convaincu qu’aucune réforme ne pourra améliorer la gouvernance sans la sanction de la faute et la récompense du mérite.

En clair, EMK dément l’abandon de la construction du Mali Koura, la protection des cadres civils et militaires d’ancien régime. A la veille des élections à venir, prévient-il qu’il serait dangereux de les laisser s’accaparer des reines de l’état avec l’argent qu’ils y ont détourné.  »Nous ne accepterons pas », a lancé M. SISSOKO.

Avant de déclarer : « oui, la transition de rupture ne devient pas une réalité, EMK va faire un APPEL DE MOBILISATION contre le pouvoir. Et cela, nous ne le souhaitons pas ».

Réagissant à cet ponce-pilatisme du noyau de dirigeants fondateurs qui l’A destitué, à l’occasion du deuxième anniversaire de la création Ensemble Mali Koura (EMK) Cheick Oumar SISSOKO se dit surprise car «EMK n’est pas une entreprise privée capitalistique aux actions détenues par quelques individus. »Selon lui« EMK et plus tard M5 sont le fruit de la lutte de notre peuple depuis le 19 novembre 1968. Cette longue lutte à étapes n’a pas su aboutir parce que des renégats se sont mis en travers des idéaux démocratiques, progressistes de cette lutte ».

Pour lui, « EMK appartient au Vaillant Peuple du Mali, à ses membres, à des organisations qui ont eu le courage de faire l’historique APPEL du 14 Mai 2020 qui a permis de faire une mobilisation populaire dont l’expression politique fut M5 RFP , aujourd’hui hélas moribond par la faute criminelle de ce noyau aux ordres de Choguel ».

Aussi, prévient-il « Ni Bouba Traoré prétendument Président par intérim du Comité Stratégique, Chargé de mission à la Primature, ni Tiemogo Maiga, ni Aliou Sankaré Bidy, ni Ramos sorti des bois, ni Kader Maiga Conseiller très spécial de Choguel, ni Ikassa Maiga fut-il Ministre du gouvernement Choguel, ni Choguel leur mentor, n’empêchera EMK de suivre sa voie, son combat pour une Transition Réussie ».

PAR SIKOU BAH

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