Quand on n’aime pas son chien, on accusation de rage. Pour les obstructions immaginaires qu’elle rend les autorités de la Transition récidivistes, la France a fait sortir la grossir artillerie diplomatique pour finir avec des nègres qui refusent désormais de jouer aux nègres.

N’en doute point, la France abhorre la volonté du nationalisme et le souverainisme de la part des dirigeants africains qui se sont avérés obéir au doigt et à l’œil de Paris. Ceux qui se sont rebellés en modulant une certaine audace pour en avant l’honneur et la dignité de leur pays comme les nôtres sont balayés et remplacés par ces commis tout dédiés aux intérêts français.

Le retrait a donc une saveur de règlement de compte, pardonne une sanction stratégique qui vise d’abord les autorités d’un pays qui ne veulent pas fléchir, mais surtout les populations exposent davantage à l’insécurité et qui sont livrées à l’étau djihadiste.

Ensuite, elle sonne impuissance voir l’échec d’une puissance dite militaire à arriver au bout d’une poignée de fous de dieu au bout de neuf (9) ans. Le fiasco français ne peut s’expliquer donc par des prétendues obstructions d’une junte qui n’est là que moins de deux (2) ans.

La mise à jour des préceptes démocratiques que Macron pose comme condition ne devrait s’appliquer qu’au seul Mali où il y a eu prise de pouvoir en dehors des règles constitutionnelles. L’exigence du retour à l’ordre constitutionnel avec en prime une démocratie électorale factice devrait aussi concerner le Tchad, au moins la Côte d’Ivoire où le doyen Alassane Dramane Ouattara, plus français que Macron lui-même, est en train de faire son troisième mandat.

Macky Sall et Ana Akuffo peuvent-ils mettre la main sur le Coran ou la Bible que les autorités maliennes refusent d’organiser les élections, qu’elles veulent rester indéfiniment au pouvoir ? Le président de l’Union africaine devrait annoncer donc une reprise du dialogue et non un début de dialogue. Car le Mali qu’on veut isoler et humilier n’a jamais tourné le dos au dialogue.

La France voulait une porte de sortie suite à sa faille à apporter des réponses à l’attention du peuple africain du Mali qui a commencé à évaluer à sa juste valeur son engagement et à se poser des questions. Elle a choisi de fuir les difficultés par la mauvaise portes : cellules de la conjecture et du mensonge.

Tournons la page si douloureuse soit-elle. Faisons face à notre destin. « Jeunes du Mali, le Mali ne sera que ce que vous en ferez ».

« Debout sur les remparts, nous sommes prêts de mourir pour l’Afrique et pour toi ».

PAR SIKOU BAH

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