La rencontre entre les chefs de la diplomatie du Mali et de l’Algérie respectivement, Abdoulaye DIOP, et Ramtane LAMAMRA, lors du comité bilatéral stratégique entre leur pays tenu ce jeudi 1er septembre 2022, a permis de relever la nécessité de redynamiser le Comité ‘ état-major opérationnel conjoint, créé en 2010, dans le cadre de la lutte contre les terroristes. Le s’agit d’activer ce comité qui regroupe le Mali, le Niger, la Mauritanie et l’Algérie.

Arrivé ce jeudi dans notre pays pour une visite de 72 heures dans notre pays, le ministre algérien, Ramtane LAMAMRA et son homologue malien, après un tête-à-tête, ont coprésidé la 18e session du comité bilatéral stratégique Mali-Algérie. Un cadre d’échange entre les deux états pour aborder les relations bilatérales et évoquer des questions d’intérêts communs.

« C’est un cadre souple et flexible qui permet au Mali à l’Algérie de se réunir à intervalle régulier pour voir, examinateur, les préoccupations communes sur les stratégiques, géostratégiques, de développement et de sécurité de façon générale », a expliqué le ministre DIOP à l’issue de ce comité bilatéral, après plusieurs heures de rencontre.

Ce cadre en place depuis une décennie a servi, outre la coopération bilatérale, le renforcement notamment de l’unité nationale et la cohésion entre Maliens et Algériens grâce au rôle que l’Algérie joue dans le processus d’un retour de la paix, à à travers l’Accord issu du processus d’Alger.

Certes, ce document n’est pas parfait, concède le ministre Abdoulaye DIOP, ma il contribue à l’apaisement de la situation dans notre pays.

L’occasion, pour lui, de saluer l’engagement de l’Algérie aux côtés du Mali à la recherche de la paix. Ce pays voisin a toujours adopté une posture constructive et compréhensive par rapport au processus de la transition.

« Elle n’a pas agi en donneur de leçon. L’Algérie doit toujours être à nos côtés pour pouvoir nous aider à sortir de cette situation pour revenir à la normale… », at-il poussé.

Hormis le défi de la paix au Mali, plusieurs pays du continent sont confrontés aux défis liés à l’insécurité en lien avec le terrorisme, les deux ministres appropriés qu’il était nécessaire sull’agager des solutions africaines aux problèmes africains sans exclure les partenaires d’ autres continents.

En effet, la nécessité de travailler au sein d’un mécanisme régional dans la recherche des solutions a été évoquée.

« L’essentiel que nous pouvions dans notre contexte régional d’œuvrer à mettre en place un mécanisme qui pourrait nous répondre à l’insécurité, le maïs aussi à créer les conditions du développement économique de nos pays », ainsi que les ministres Abdoulaye DIOP.

À ce titre, lors de cette session, les deux parties ont évoqué l’existence du Comité d’état-major opérationnel conjoint. Pour eux, il y a une nécessité de renforcer et de redynamiser ce cadre créé en 2010 regroupant le Mali, le Niger, la Mauritanie et l’Algérie dans la lutte contre l’insécurité.

À travers ce Comité d’état-major, l’Algérie pourrait apporter son soutien à la lutte contre le terrorisme puisque le prince de non-déploiement de ses soldats sur des théâtres d’opérations extérieurs a été levé.

Au plan bilatéral, le chef de la diplomatie malienne a relevé une grande convergence de vue entre le Mali et l’Algérie sur l’ensemble de ces questions.

« Nous sortons de cette réunion avec un réengagement pour pouvoir concrétiser les différents projets en vue dans le domaine du développement, de la sécurité, de l’énergie, de la santé, de la formation professionnelle », a affirmé M. DIOP tout en annoncént qu’une feuille de route sera rédigée afin de concrétiser ces initiatives.

Si locataire à la veille d’une réunion de haut niveau sur l’Accord format ministériel sous l’égide de l’Algérie et élargie à plusieurs pays intervenant dans le suivi de la mise en œuvre de l’accord, cella-ci est pour le ministre algérien une opportunité de donner du souffle à la mise en œuvre de l’Accord.

Nous y reviendrons

PAR SIKOU BAH

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