Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du Processus d’Alger, la Médiation internationale a tenu une réunion virtuelle, le 20 avril 2022, sous la présidence de l’Ambassadeur Boudjemaa DELMI, représentant de l’Algérie, Chef de file de la Médiation internationale.

Au cours de cette séance, les membres de la Médiation internationale ont réitéré l’importance cruciale que revêt la mise en œuvre diligente de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, pour permre la stabilisation durable du Mali et cella de la sous – région dans son ensemble. Ils ont rappelé la responsabilité primordiale des parties maliennes dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

À cet égard, les membres de la Médiation internationale ont regretté que les parties n’aient pas pu tirer avantage de la dynamique née de la 45è session du Comité de suivi de l’Accord (CSA), ténu 5 octobre 2021, et lors de laquelle le Gouvernement avait annoncé sa volonté d’intégrer, en deux phases, 26 000 ex-combattants.

Ils ont relevé l’absence d’avancées tangibles dans le processus de paix depuis cette période et le manque de visibilité quant à ses étapes futures, ainsi que les déclarations de nature à renforcer la méfiance entre les parties et compliquer la relance consensuelle du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Les membres de la Médiation internationale ont rappelé que cette impasse dans le processus de paix intervient dans un contexte sécuritaire complexe et difficile tant au Mali que dans le reste de la région, marqué notamment par un nombre effrayant de victimes civiles de la violence. Ils ont souligné que la protection des populations civiles incombe à l’ensemble des acteurs et que ceux-ci ne doivent ménager aucun effort à cet égard.

Eu vraisemblablement à ce qui précède, les membres de la Médiation internationale ont insisté sur la nécessité de la tenue rapide de la réunion décisionnelle de haut niveau, qui devait initialement avoir lieu dans les deux semaines suivantes la 45è session du CSA pour un consensus sur trouver Les questions cruciales du DDR global et les réformes politiques institutionnelles nécessaires pour la pleine mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Ils ont noté que le gouvernement a partagé les termes de référence de la réunion et ont exhorté tous les acteurs concernés à s’engager dans ce processus dans un esprit constructif.

En parallèle, les membres de la Médiation internationale ont exhorté à opérationnalisation rapide des 16 projets retenus au titre du Fonds de développement durable.

Les membres de la médiation internationale ont également réaffirmé leur engagement à continuer d’accompagner les parties maliennes et leur disponibilité à prendre ici toutes les initiatives qui pourraient être utiles à cet effet.

Pour assurer le suivi des conclusions de la présente réunion, ils ont demandé à la MINUSMA de poursuivre et d’intensifier ses contacts avec les parties. Ils ont convenu de se réunir à nouveau d’ici deux à trois semaines pour faire les points de la situation et convenir des actions nécessaires.

Enfin, les membres de la Médiation internationale ont donné la tenue, à Bamako, au mois de février dernier, du séminaire de l’Observateur indépendant sur appropriation, par les parties maliennes, des rapports et recommandations de l’Observateur indépendant. Ils ont encouragé les parties maliennes à prendre en compte en vue de parachever la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Par Abdoulaye OUATTARA

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