Le Médiateur de la CEDEAO, Goodluck JONATHAN a entraîné ce jeudi 24 février 2022 une visite de travail à Bamako dont l’objectif est, d’une part, d’évaluer la Transition et, d’autre part, de suivre l’évolution du processus de discussions autour de la nouvelle durée de la Transition.

La délégation conduite par le Nigérian Goodluck Jonathan est arrivée en fin de matinée à Bamako pour une mission de travail de deux jours. La mission très attendue visait à évaluer les discussions en cours les autorités de la transition et la communauté internationale pour l’élaboration d’un chronogramme consensuel.
Au cœur des échanges avec les autorités la Transition l’épineuse question de la durée le nœud de désaccord entre les autorités maliennes et la CEDEAO qui cherche à s’entendre avec le Mali sur un « délai raisonnable » en vue de lever le blocage.
Sur place, Goodluck JONATHAN a rencontré hier les membres du Comité local de suivi de la transition avec lesquels il a échangé sur les actions de la Transition. Au cours de cette rencontre, il a également été question du rapport de l’équipe technique conjointement mis en place avec la bénédiction du Gouvernement.
Toujours dans la journée de ce jeudi, ils ont rencontré les diplomates en posés dans la capitale malienne après des membres du gouvernement, dont le ministre des Affaires étrangères du Mali. Cette rencontre était élargie aux ministres de l’Administration territoriale et de la Refondation. En outre, il a également rencontré le président de la Transition, Assimi GOITA en début de soirée.
Même si la tâche s’annonce difficile, le médiateur de la CEDEAO se veut optimiste.
« À Bamako, avec les membres de l’équipe de médiation de la CEDEAO pour examiner le rapport du comité technique mixte de l’international (CEDEAO-UA-UN) et les experts nationaux sur les propositions de réforme et le programme révisé pour les élections . Nous sommes optimistes sur le fait que le consensus national émerge et le soutien de la communauté internationale guide les autorités de la transition alors qu’elles cherchent à mener des élections et à rétablir l’ordre constitutionnel pour le bien du Peuple du Mali », at-il posté à son arrivée hier sur sa page Facebook.
Le Mali veut obtenir au plus vite la levée des sanctions économiques et financières imposées depuis le 9 janvier par la CEDEAO, qui cherche quant à elle à éviter que les militaires auteurs du coup d’État d’août 2020 ne se maintiennent encore trop longtemps au pouvoir.
Saisir, douze ou neuf mois ?
Pour cela, les deux parties doivent s’entendre sur un « délai raisonnable » pour l’organisation des futures élections présidentielles et législatives.
Fin décembre, les autorités de transition avaient proposé cinq ans, puis quatre ans de plus, temps nécessaires, selon elles, pour mener de nombreuses réformes avant d’organiser des élections.
Ce qui avait été jugé inacceptable pour la CEDEAO.
Depuis, Bamako se dit prêt à trouver un compromis.
Ces derniers jours, de nouvelles suggestions ont été créées, comme autant de ballons d’essai : l’Algérie, qui avait offert ses services de médiation, plaidé pour saisir mois maximum, tout comme l’Union africaine.
Le président en exercice de la CEDEAO, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, juge que douze mois seraient « acceptables ».
Autre suggestion, les cellules du Cadre qui rassemblent les partis et regroupements politiques du pays : elles préconisent un allongement limité à neuf mois, une durée suffisante, selon ces partis, pour l’organisateur des élections.
Par ailleurs, quelques heures avant l’arrivée de la mission, la partie malienne et les représentants de la communauté internationale s’étaient réunis autour du chronogramme de la Transition en vue de tomber sur un délai acceptable. Si le gouvernement a proposé 4 ans, l’équipe technique conjointe de la CEDEAO, de l’UA et des Nations-Unies, quant à elle, a proposé deux options : 12 ou 16 mois.
Par ailleurs, l’on apprend d’autres sources que le rapport de l’équipe conjointe devrait être présenté le 28 février prochain.
A noter que le Médiateur Goodluck Jonathan est accompagné du président de la Commission et du Commissaire en charge des Affaires politiques, de la Paix et de la Sécurité.

Par Abdoulaye OUATTARA

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