Les ministres de l’administration territoriale et de la décentralisation ont créé par arrêté signé le 12 septembre un cadre technique de travail et de concertation nommé « comité de pilotage du référendum et des élections générales ». Sa mission est d’assister les ministres dans ses tâches de préparation technique et d’organisation matérielle des opérations électorales.

Après la publication du projet de chronogramme des élections et l’adoption de la nouvelle loi électorale qui a institué l’Autorité indépendante de la gestion des élections (AIGE), le ministère de l’Administration territoriale vient de mettre en place une nouvelle structure pour aider à l’organisation matérielle et technique des élections et du référendum.
Une autre décision accélérée la volonté du gouvernement de tourner la page de la transition avec le retour à l’ordre constitutionnel interrompu suite au coup d’État de 2020 contre le défunt président Ibrahim Boubacar KEITA.
Le retour à l’ordre constitutionnel dans le délai imparti (24 mois à partir de mars 2022) est l’une des exigences majeures de la communauté internationale dont la CEDEAO qui, levant ses sanctions injustices contre le Mali, demande aux autorités de la Transition de respecter ce délai de rigueur.
Et dans un entretien différent vendredi dernier sur l’ORTM, le Premier ministre, le colonel Abdoulaye MAIGA a confirmé que le gouvernement est bien avancé et est disposé à aller vers des élections ici, auraient la fin de la transition dans notre pays.
Il a indiqué que le gouvernement assume le cap sur le respect des chronogrammes en vue de la tenue des élections législatives, des collectivités, de la présidentielle ainsi que le référendum avant février 2024.
Ce comité dont la mise en place s’inscrit dans cette dynamique du retour à l’ordre est constitué des représentants de plusieurs départements ministériels, des services techniques de l’État des forces armées maliennes. L’arrêté qui a été créé par ce comité de pilotage précise que ses membres participent aux activités suivantes : l’élaboration des procédures et des actes visant à assurer la bonne organisation des élections et la régularité des opérations électorales ; la mobilisation des moyens humains, financiers et matériels nécessaires à la conduite du processus électoral ; la sensibilisation et la mobilisation des citoyens à l’occasion des différents scrutins.
Ils ont également pour mission de superviser et de contrôler les activités des autorités administratives ; d’acheminer le matériel et des documents électoraux ; d’élaborer et de mettre en œuvre un plan de communication.
Par ailleurs, la MINUSMA, les partenaires techniques et financiers du processus électoral, la Mission de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel (MISAHEL), l’Envoyé spécial de la CEDEAO auprès du Mali peuvent assister aux séances dudit comité de pilotage .
S’il n’est pas fait mention de la participation des observateurs aux séances du comité de pilotage, cependant ils peuvent émettre des avis, des observations ou remarques éventuelles concernant leur domaine de compétence avant toute prise de décision par ladite structure.
Selon l’arrêté fixant la création du comité de pilotage, les frais liés aux travaux supplémentaires exceptionnels, inhérents à ses activités, de ses points focaux, des superviseurs des communes du District de Bamako et du secrétariat du comité de pilotage sont imputables au budget des élections.
De plus, les frais de fonctionnement du comité de pilotage et des commissions de travail sont imputables au budget des élections.

PAR SIKOU BAH




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