Le Syndicat national des transporteurs routiers, urbains, interurbains et internationaux du Mali (SYNTRUI-Mali) ; le Syndicat des transporteurs par bus et la Fédération du groupement des transporteurs agréés du Mali ont animé conjointement, hier jeudi 14 avril, une conférence de presse pour tirer la sonnette d’alarme sur les abus du président du Conseil malien des transporteurs routiers et les tracasseries Les routières ne prennent pas en charge les acteurs du secteur.

La conférence de presse s’est déroulée au siège du SYNTRUI à Faladiè, avec comme conférencier principal le président Adama COULIBALY, qui avait à ses côtés d’autres camarades syndicalistes.

À l’entame de son propos, le président du SYNTRUI, Elhadj Adama COULIBALY, a fait l’historique de la création du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), un organisme professionnel qui doit servir d’interface entre les transporteurs et les autorités .

Selon le conférencier, le CMTR, sous la direction de Youssouf TRAORÉ, a cessé de défendre la cause des transporteurs depuis belle lurette. Pire encore, à leur grande surprise, le président du CMTR a fait confectionner des tickets pour soutirer de l’argent aux transporteurs de façon illégale.

Selon les explications du conférencier, au début de ce projet controversé en 2009, les billets varient entre 1 500 FCFA et 10 000 FCFA. Mais aujourd’hui, ajoute M. COULIBALY, des tickets sont jusqu’à 100 000 FCFA, suivant la catégorie des véhicules. Le chic est que les montants sont perçus sur la base de carnets libellés au nom du CMTR et non sur la quittance du Trésor public.

Le président du SYNTRUI a informé que toutes les autorités compétentes avaient été saisies par les syndicats des transporteurs pour putre fin à cette pratique qui ne se repose sur aucune base juridique. Malheureusement, dit-il, malgré que les autorités étaient reconnues que la pratique soit illégale, aucune décision prise n’a encore été prise pour l’arrêter.

L’on apprend que des Premiers ministres, des ministres des transports et le Médiateur de la République ont été saisis, sans succès.

« Au lieu de prendre une décision prise pour mettre fin à la pratique, ces autorités tournent autour du pot », déplore le responsable du SYNTRUI.

Dans une lettre du ministre des Transports adressée au président du CMTR, en 2018, dont nous avons eu des copies, l’on peut lire ce qui suit : « il m’a été indiqué que les agents du Conseil malien des transporteurs routiers déployés au niveau des postes de contrôle routier, procèdent à des perceptions de fonds sur les véhicules de transport commercial, sans support juridique. Cette pratique, dans la mesure où elle serait infondée, est contraire à l’esprit ici a prévalu au déploiement de vos agents au niveau de ces postes de contrôle et porte préjudice à la performance du sous-secteur de transport routier. Je vous demande de prendre toutes les dispositions utiles pour mettre fin à cette perception de fonds qui transgresse les missions dévolues à un établissement public à caractère professionnel ».

De son côté, en réponse à une requête du SYNTRUI, le Médiateur de la République était déclaré le 28 juin 2022 que le CMTR n’était pas habilité à percevoir une taxe quelconque au niveau des postes de contrôle routier, en dehors de la Lettre de la Lettre de voiture instituée par le Décret N 09-178 / P-RM du 29 mars 2009.

Pour sa part, en novembre 2014, le Premier ministre d’alors, Moussa MARA, avait instruit la suspension du bureau du Conseil malien des transporteurs routiers et la perception indue de la  » redevance CMTR  ».

Dans la foulée, l’on apprend que notre confrère, Daouda KONATÉ, du journal l’Investigateur et le président du SYNTRUI, Adama COULIBALY, ont été convoqués par le président du CMTR, respectivement pour délit de presse et complicité. Le jugement est prévu pour le 19 avril courant au tribunal de la CIV.

Le délit de notre attribution a été juste d’avoir dénoncé une pratique illégale ici a toujours été combue par des autorités de ce pays.

Quant à Adama COULIBALY du SYNTRUI, l’a été associé à cette plainte pour avoir juste répondu à une question de notre confrère en affirmant que Youssouf TRAORÉ gagne des millions dans la vente des billets illégaux.

Visiblement il y a des intouchables au Mali. Les transporteurs sont victimes d’une injustice depuis 2009 et nos accusés sont convoqués juste pour avoir alerter les autorités de la transition qui ont juré de mettre fin aux anciennes pratiques qui n’honorent pas l’image de notre pays.

Lors de cette conférence de presse, les syndicalistes ont interpellé le Président de la Transition, le Colonel Assimi GOITA, à s’impliquer personnellement pour putre fin à cette pratique qui ternit l’image de notre pays à l’xtérieur.

« Nous sommes convaincus qu’Assimi n’est pas au courant de cette pratique. S’il est informé, la prise des mesures idoines pour faire sortir le secteur des Transports de cette misère », déclare le président du SYNTRUI.

Au cas où les autorités prêtent pas une oreille attentive à ce cri de détresse, les syndicats des transporteurs envisagent d’engager un vaste mouvement de verts pour se faire entendre.

PAR MODIBO KONE

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