Alors que le Conseil national de Transition poursuit les écoutes sur le projet de loi électorale, le Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques pour une Transition réussie affirme que le texte de loi n’est pas de nature à rassembler les Maliens.

Le gouvernement de la Transition a saisi le Conseil national de Transition d’un projet de loi électorale dont l’examen est prévu lors de la session d’avril (en cours) de l’organe législatif de la Transition. Depuis quelques jours, des acteurs politiques et des organisations de la société civile intervenant dans le processus électoral sont écoutés au CNT sur le contenu dudit texte.

Le Cadre d’échanges des partis et regroupements politiques a également rejeté ce projet de loi au motif qu’il divise les Maliens. Aussi, le Cadre signale que son élaboration a violé l’approche démocratique et participative du cadre de concertation entre l’administration territoriale et les partis politiques.

« C’est l’administration qui a rédigé ce projet de loi sans implication des politiques. Ce sont les politiques qui constituent les concurrents, alors on ne peut pas établir les règles de jeu sans eux. Donc, ce n’est pas à l’administration seule de faire un texte », à dénoncer Housseini Amion GUINDO, désigné ce mercredi 11 jamais à la tête de la présidence tournante du Cadre, pour la 2e fois.

Il a rappelé que la tradition républicaine au Mali de l’adoption du projet de loi a toujours donné une très grande place à la concertation entre les acteurs. En privilégiant ce projet de loi à un texte déjà élaboré par le cadre de concertation, le gouvernement des femmes, l’impression de faire un passage au forcing.

Selon une source, le cadre en principe adressera un document aujourd’hui vendredi au CNT contenant ses observations sur le projet de loi électorale.

Pour éviter une division, Housseini Amion GUINDO qui place son mandat sous le signe de la réconciliation entre les Maliens et le retour de notre pays dans le concert des Nations, conseille aux autorités de revoir leur approche.

Le président GUINDO annonce la couleur de cette démarche de cohésion, de rassemblement et d’unité depuis sa page Facebook après que l’histoire leur a donné raison. En effet, le Mali est dans une dynamique de renouer le dialogue avec la communauté internationale. Aussi, notre pays demeure membre entier de la CEDEAO et de l’UEMOA au détriment des positions extrémistes de certains Maliens voulant voir le Mali en autarcie.

Avec son retour à la présidence du Cadre, Housseini Amion GUINDO affiche une posture plus douce comme dire qu’il n’est pas le chef d’un clan guerrier et est disposé comme toujours au dialogue en vue de supposer le retour de la paix , de la réconciliation. Parce qu’il est presque impossible de faire les élections dans un climat détérioré par la division.

«Soyez assurés que sous ma présidence, le Cadre ne ménagera aucun effort pour soulager le peuple malien de la crise multidimensionnelle qui n’a que trop duré. Nous sommes et nous restons ouverts au dialogue pour la réussite de la transition », écrit par Housseini Amion GUINDO sur Facebook.

Cependant, prévient-il, il ne sera pas question de faire une allégeance à la Transition, car un homme d’État est celui qui n’accepte pas tout et qui ne refuse pas tout aussi.

PAR SIKOU BAH

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