Ce jeudi 21 avril 2022, le Premier ministre Choguel Kokalla MAÏGA a dévoilé devant les membres du Conseil national de Transition, un chronogramme de 24 mois pour l’ultime phase de la transition, démarrée en septembre 2020 dans notre pays, pour réussir aux élections générales devant permre le retour du pays à l’ordre constitutionnel. Mais, visiblement, cette décision n’est pas du goût de tous les acteurs du processus de la transition, notamment de la Plateforme forme Espérance Nouvelle-jigiya kura.

Sous le prétexte que c’est une décision unilatérale, cette Plateforme dirigée par l’ancien ministre, Housseini Amion GUINDO dit Poulo, rejette ce nouveau chronogramme.

« A l’heure où la parole politique est toujours mise en doute, on ne saurait accepter que le Premier ministre en exercice réfute ses responsables en pouvant un coupable idéal. Espérance Nouvelle-jigiya kura rejette la volonté du gouvernement à se donner unilatéralement 24 mois comme nouvelle échéance de la transition à compter de la date du 21 avril 2022. Espérance Nouvelle-jigiya kura lance un vibrant appel à l’ensemble des démocrates épris de paix et de venir du Mali à se donner la main pour surmonter les défis auxquels le pays est confronté », révèle le communiqué de la Plateforme Espérance Nouvelle-jigiya kura, en date du 22 avril 2022.

Une prise de position qui suscite des interrogations sur la bonne foi de ces annonces quand on sait que ce délai par le gouvernement s’inscrit parfaitement dans le cadre des conclusions des Assises nationales de la refondation tenues en décembre 2021.

Pour rappel, au terme des travaux qui ont regroupé les forces vives de la nation aux CICB, les participants avaient donné mandat aux autorités de proroger la transition en cours d’un délai supplémentaire allant de 6 mois à 5 ans.

A cet attendu, on se demande comment on peut encore accusé les autorités de prendre une décision unilatérale si le délai n’excède pas les 5 ans.

C’est pourquoi, en rejetant ce délai Jigiya Kura semble aller à contre-courant de la grande majorité d’opinion.

Alors, on se demande que si Jigiya Kura n’est pas fondé à croire que tout ce qui se fait sans la participation de ses responsables est nul et non avenu.

Dans cette sauvegarde, nous disons que Jigiya Kura est tombé dans un nombrilisme exacerbé en ignorant l’expression de la volonté populaire incarnée par cette décision des autorités de la transition qui en ont reçu mandat.

A regarder de près, on se rend compte que cette décision de Jigiya Kura ne repose en réalité que sur la haine de ses responsables envers l’actuel chef du gouvernement accusé, à tort ou à raison, par la grande partie de la classe politique de tirer le pays vers le bas.

Mais en voulant régler ses comptes avec le PM, Jigiya Kura ne se rend pas comptes que cette attitude qui tranche avec les principes de la gouvernance démocratique lui met dans la posture d’un acteur qui veut décider à la place du Peuple dont il réclame son mandat.

Autres constats non moins importants, ce prix de position qui s’apparente aux revendications de la communauté internationale rencontré Jigiya Kura dans le rôle du cheval de Troie de cette même communauté internationale qui ignore ou méprise les aspirations légitimes du Peuple malien.

Visiblement, cette prise de position, loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique, a du mal a passé auprès de la grande majorité de l’opinion nationale au regard des nombreux défis et des périls qui pèsent sur notre pays en tant que nation.

D’ailleurs certains observateurs n’hésitent pas à présenter ces acteurs de la classe politique qui s’apposent à la gestion de la transition comme des «  agents de l’occident qui sont prêts à brader leur pays pour leur confort personnel  ».

« Le ridicule dans votre pas dans ce pays, notamment nos politiciens qui se précipitent à aller aux élections. Je me demande de quelles élections vous parlez dans un pays qui a perdu 80% de son territoire, occupés par des groupes terroristes », demande celui des observateurs.

« Il était où ce valet de la France au moment où le Peuple dans sa grande majorité proposait mieux 5 ans ? Un autre se demande.

Au regard de ce qui précède, nous pouvons dire sans risque de se tromper que les responsables de Jigiya Kura feront mieux de préparer les élections dans le silence au risque de se mettre dos à dos avec le Peuple.

Par Abdoulaye OUATTARA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.