Notre nation et ses forces de défense et de sécurité, trahies et abandonnées dans leur montée en puissance contre l’ennemi, ont été prises pour cible, ce vendredi, à Mondoro. Au prix de la vaillance et d’un lourd sacrifice en vie humaine et de blessés, les nôtres sans aucune assistance ont neutralisé des dizaines d’assaillants.
Au moment où la montée en puissance des forces armées du Mali est reconnue unanimement, l’attaque de Mondoro appelle des questionnements et des réponses enjolivées pour dédouaner sait conscience après une telle tragédie. On vous dira que Mondoro fait partie « potentiellement » de la zone d’exclusion aérienne ici a été interdite à l’aviation française par les autorités de la transition à la demande des éléments russes qui y opèrent. On tentera de justifier la non-assistance par la non-demande d’aide ou d’assistance même pour l’évacuation des blessés. Pourtant au-delà des Français qui se délectent dans la perspective de voir notre armée massacrer par les groupes terroristes au mépris des conséquences qui en découleront, où étaient les soldats de la Minusma ?
Une fois encore, une fois de plus, une fois de trop la grande nation du Mali pleure ses fils qui au bout de l’engagement et de bravoure honorent l’uniforme des FAMA à Mondoro. Du président de la Transition, chef suprême des armées qui décrète trois jours de deuil national pour honorer ces dignes fils de la Nation, au Gouvernement et à la hiérarchie militaire qui jurent que les derniers sacrifices consentent ne restent pas vains, le Mali agressé et mortifié réclamer vengeance et justice. Au-delà des déclarations de circonstances, toutes les mesures doivent être prises pour arrêter et traduire devant la justice les auteurs de cet acte ignoble et tragique.
La restauration de la paix et de la quiétude sur l’ensemble du territoire national commande un sursaut national par-delà nos divergences et une synergie d’action de tous les fils, de toutes les filles et toutes les forces vives du pays. Le faut saluer l’élan de compassion nationale et la classe politique pour avoir ravalé ses couleuvres et marquer sa solidarité à l’endroit des FAMA. Le s’agit là, au-delà de toute suspicion et de tout calcul politique en une dynamique à encourager et à préserver pour la sauvegarde de la nation.
En outre cette horreur, à Bamako c’est un autre deuil dans un des quartiers populaires de la capitale, Sikoroni où un garçon de 13 ans a été mortellement renversé par une patrouille de la police du 17e arrondissement qui pourchassait un suspect. Une fois encore, ce sont des agents des forces de l’ordre qui sont impliqués dans une affaire de mort d’homme après l’événement de Lafiabougou qui avait fait à l’époque une révolte dans ce quartier.
Une fois de plus, le besoin d’encadrer les interventions des forces de l’ordre doit être de mise. Car il est irrecevable que des familles qui persistent d’être endeuillées par ceux qui sont chargés de les protéger. Le temps de sortir de l’Esprit syndical de la police afin que les décisions nécessaires soient prises contre les auteurs pour dissuader d’autres.

PAR SIKOU BAH




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