En ce mois d’août, les vacances scolaires ont commencé au Mali depuis plus d’un mois. Oui postérieurement, c’est une période de repos pour les enfants après une année scolaire bien remplie ; à Bamako, chaque écolier a sa manière de profiter de ses vacances. Pendant que certains passent ces vacances au village, ou chez des proches ; certains parents préfèrent s’inscrire au cours d’école coranique ou des cours de vacances afin de les mettre à l’abri du banditisme ou d’avoir de la mauvaise fréquentation. Aussi, il n’est pas rare de voir d’autres élèves et étudiants, filles et garçons âgés de moins de 10 ans ou plus, à exercer les petits métiers pendant ces mois. Pour connaître le quotidien de ces enfants, nous avons fait le tour de certains carrefours de la ville de Bamako.

Ainsi, ils sont apprentis chauffeurs, tailleurs, mécaniciens, vendeurs à la sauvette, aides-ménagères, etc. Les initiatives sont nombreuses.

Ici, nous sommes chez Ibrahim TRAORE, réparateur de motos à Bamako-Coura à qui quelques parents ont nommé leurs enfants le temps de ces vacances.

« J’ai six enfants dans mon garage. Ils sont turbulents, des fois je parle comme un fou pour les rappeler à l’ordre », nous a expliqué M. TRAORE.

Selon lui, certains parents sont souvent prêts à payer de l’argent pour la garde de leur enfant au niveau des garages. Une manière, at-il dit, de les permettre d’apprendre un métier.

En tout cas, les écoliers eux-mêmes si rejouissent de leurs différentes activités ici les font gagnés de l’argent.

Passant pour la classe de la 4e année, Lamine KONE, s’active auprès de M.TRAORE pour la réparation des motos.

« Je gagne 250 f par jour, et je le donne à mon père pour qu’il m’achète des fournitures scolaires » at-il révélé.

Pour un métier à la bijouterie, Mohamed KONE est devenu un pro, puisqu’il s’exerce depuis 5 ans, et seulement pendant les périodes de vacance.

Cet étudiant qui passe pour la licence l’année prochaine, est passionné de ce métier qu’il pratique à la bijouterie de son oncle, et qui lui est louable pendant les vacances.

Au bout de la rue, nous croisons deux petits vendeurs d’encens traditionnels appelés Guéni. Les s’agitent de Abdou SYLLA et Mahamadou KONE, des élèves en primaire à la médersa.

Selon eux, il y a Guéni vient de la boutique de leur oncle situé au marché rose de Bamako.

Après chaque quantité vendue, ces enfants réalisent un bénéfice de 2 000 f en moyenne. Cet argent, Abdou veut l’économiser pour s’acheter un vélo pour la rentrée prochaine. En tout cas, pour ses enfants, il n’y a pas de temps à perdre dans la rue, ou chez des amis.

« C’est notre mère qui nous a conseillé de travailler pendant les vacances » a soutenu Mahamadou ; tout en expliquant que ses autres amis ont désiré la même chose en les voyants gagnés de sous.

Oui, la plupart des garçons s’intéressent aux métiers, les filles à l’exception des pratiques ménagères ont aussi des petites activités pour se faire de l’argent.

Kany SIDIBE, est un élève qui passe pour la 9e année, elle profite des congés pour travailler au restaurant gargote d’amie de sa mère.

Recevant 15 000 F CFA par mois, elle veut aider sa mere pour les petites dépenses familiales et aussi se préparer pour le mariage de sa sœur dont la date est déjà fixée, à ses mots.

Non loin de ces lieux, Bintou CAMARA, est une petite fille de la 3e année, elle aussi aide sa mère dans un petit restaurant gargote.

«C’est la vaisselle mon travaille, sinon, je ne peux rien faire d’autres» at-elle reconnue.

À l’opposée de ces deux vendeuses, Aminata KEITA, ici passe pour la borne à la rentrée prochaine se trouve dans la rue aux environs de 11 heures.

«Je n’exerce pas une activité lucrative pendant ces vacances», nous at-elle dit. Cependant, elle affirme avoir la volonté de faire une activité pour se faire de l’argent avant la fin des vacances.

Mais, en attendant d’avoir cette opportunité, cette jeune fille suit des cours à l’école coranique où elle passe quatre fois par semaine (lundi à jeudi) pendentif 4h.

Les autres jours, elle aide sa mère à faire le ménage.

Corn ses occupations quotidiennes ne l’empêchent de s’éclater souvent pendant ces vacances avec ses copines

Spectacle « Soit nous allons au Balani » ; soit sur forme notre petit Grin à la porte » à-elle désignée.

Le moins que l’on dit, c’est que les petits métiers peuvent perment aux enfants d’apprendre un métier, d’être souvent indépendants financièrement. Ce métier peut aussi les servir dans la vie, après les études.

PAR AMINA SISSOKO

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