La première session de la Commission mixte de coopération Mali-Iran, s’est tenue ce mardi 23 août 2022 sous la coprésidence du ministre des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye DIOP et son homologue iranien, Dr Hossein Amir ABDOLLAHIAN, en visite de 48 heures dans notre pays. Accompagnée d’une forte délégation, l’objectif de la mission de travail est d’intensifier la coopération entre les deux pays et d’élargir à d’autres domaines.

La forte délégation iranienne comprenant des opérateurs économiques, des responsables d’entreprises de la transformation, du BTP, de l’agriculture, de la technologie, d’homme d’affaires menée par le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir ABDOLLAHIAN est arrivée dans notre pays le lundi 22 août pour une visite de deux jours en vue de révéler des relations et d’explorer de nouvelles pistes de coopération entre les deux pays.

La mission s’inscrit dans le cadre d’une tournée sous régionale en Afrique du chef de la diplomatie iranienne et sa délégation qui les conduira, après l’étape inaugurale au Mali, en Tanzanie et à Zanzibar.

Élargir le champ de la coopération

L’occasion, au cours de cette visite, entre Maliens et Iraniens de renforcer davantage la diplomatie politique, mais aussi économique, à travers le secteur privé des deux pays. À cet effet, deux rencontres se sont tenues, d’une part, entre les responsables politiques et, d’autre part, entre opérateurs et responsables du secteur privé maliens et iraniens sous la coprésidence des chefs de la diplomatie.

Ainsi, la rencontre politique a porté sur la première session de la commission mixte de coopération Mali-Iran, avait comme mandat d’examiner les nouvelles opportunités de partenariat bilatéral. Les domaines à explorer sont, entre autres, la sécurité, la lutte contre le terrorisme, la santé, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, la technologie, l’agriculture et l’élevage.

S’entraîne lors de l’ouverture des travaux de cette 1re session, les chefs des diplomates iraniens se sont réjouis de la tenue de cette rencontre attendue pour accélérer la coopération entre les services publics et privés autour des domaines prioritaires désignés pour les deux parties. Ainsi, les fondements de la coopération entre les deux États étant définis, la est persuadée que la continuité dans les échanges doit pouvoir approfondir la coopération bilatérale.

À ce titre, il est attendu des mécanismes qui seront mis en place, espère Hossein Amir ABDOLLAHIAN, afin de renforcer la collaboration économique en développant le flux des échanges économiques entre le Mali et l’Iran sur la base d’intérêt mutuel et de liens historiques et d’ amitié qui lient les deux États.

«Cette coopération sera basée sur l’intérêt de deux pays. Il y a une grande potentialité dans la coopération entre le Mali et l’Iran. Les deux pays doivent saisir l’esprit économique qu’offre cette coopération », a affirmé M. ABDOLLAHIAN.

Malgré les difficultés et les sanctions, l’Iran fait partie des pays des pays du monde qui ont réalisé d’énormes efforts en termes de développement et dans la recherche. À la faveur de cette coopération, le chef de la diplomatie iranienne se dit disposer à partager les acquis et les expériences de son pays au Mali.

Déjà, la tenue annoncée, dans les prochains jours, d’une exposition du savoir-faire technologique d’Iran dans notre pays qui sera suivie de l’ouverture d’un centre technologique à Bamako.

Pour le ministre Abdoulaye DIOP, la tenue de la première session de la Commission mixte de coopération qui concrétise ainsi les orientations de nos deux dirigeants, constitue une étape essentielle sur la voie de la réalisation des aspirations « de nos peuples et autorités à conférer une nouvelle dimension à nos relations bilatérales ». C’est aussi, at-il ajouté, un moyen pour promouvoir les liens de fraternité et de coopération entre les deux pays dans tous les domaines et pour entrevoir des perspectives prometteuses.

« Cette rencontre inaugurale d’une nouvelle étape sur le chemin du renforcement de la coopération nous offre le cadre idéal pour évaluer le chemin parcouru en matière de développement des relations entre nos deux pays et pour élargir les domaines de partenariat », a déclaré le ministre Abdoulaye DIOP.

Le Mali n’est pas la chasse gardée d’aucun État

Si prospère de cette opportunité pour réfléchir ensemble et échanger sur les perspectives d’émergence de nouveaux partenariats féconds afin de trouver les solutions idoines à nos préoccupations communes, le ministre DIOP s’est dit convaincu du potentiel du Mali et de l’Iran à relancer les pairs de la croissance.

« Nos deux pays regorgent d’immenses ressources naturelles dont la valorisation contribuera sans aucun doute à favoriser la croissance économique et à créer des emplois. Nous disposions mutuellement par ailleurs d’un formidable capital en ressources humaines, de professionnels engagés à tirer le meilleur profit de leurs expertises. C’est pourquoi il est nécessaire d’œuvrer à partager d’expérience dans la gestion du potentiel notamment agricole, industriel, énergétique, minier et pétrolier », à exhorté le chef de la diplomatie malienne.

Toujours à Koulouba, mais dans une autre salle s’est tenue la rencontre entre les opérateurs, les hommes d’affaires et les responsables du secteur privé du Mali et de l’Iran. Une occasion pour les deux parties d’évoquer les possibilités de collaboration et d’échanges commerciaux.

Là également, les deux ministres ont exprimé leur volonté politique de faciliter et de créer les conditions favorisant les affaires entre privés.

Toutefois, les ministres DIOP ont tenu à rassurer la délégation iranienne que son pays n’est pas la chasse gardée d’aucun.

« Nous voulons explorer de nouveaux partenariats politiques, sécuritaires, mais aussi avoir de nouveaux partenaires économiques », at-il précisé ; en supposant que la technologie iranienne peut aider le Mali à se transcender et l’aider à aller de avant.

De son côté le ministre du Commerce de notre pays, Mohamed OULD MOHAMED, a saisi cette opportunité pour réaffirmer l’engagement du gouvernement malien à s’investir et à rendre le climat des affaires propices dans le pays.

En effet, il a indiqué que la priorité de son département est de développer des agro-industries, créatrices, selon lui, de valeurs ajoutées pour nos pays disposant de grand potentiel agricole. Avant d’argumenter que le Mali est le 1er producteur de Coton en Afrique. Pas que ça ; le ministre du Commerce sait aussi que le Mali a le plus grand cheptel de l’UEMOA et 2e de la CEDEAO. Des atouts et potentialités énormes qui peuvent contribuer à la coopération entre le Mali et l’Iran.

PAR SIKOU BAH

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