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ATT toujours au cœur de l’Estimé des Maliens

Le 10 novembre 2020, l’ancien président de la République, le Général Amadou Toumani Touré décédait en Turquie, où il s’était rendu pour des soins. Deux ans après cette disparition soudaine, ses souvenirs si perpétuels.

10 novembre 2020 – 10 novembre 2022. Il ya deux ans, l’ancien président de la République, Amadou Toumani Touré dit »ATT» tirait sa révérence dans la plus grande sobriété. Il a été inhumé, le 17 novembre 2020, au cimetière de Hamdallaye, à Bamako.

Amadou Toumani Touré a sans doute rêvé, à une période de sa vie, d’une carrière de footballeur. Ce sport, qu’il affectionnait particulièrement, au point d’y dispenser des après midis de son temps libre de chef militaire, sur le terrain situé en face de son logement d’astreinte, au Camp Para de Djicoroni, l’impressionnait par ses côtés déroutants. S’il avait pu devenir un grand joueur, il se serait certiinement joué de beaucoup de ses adversaires.

A défaut d’être l’égal d’un Pelé, qu’il admirait beaucoup, ATT, diminutif que les Maliens ont adopté à la quasi unanimité, ainsi que ses nombreux sympathisants de pays africains et d’ailleurs, a reporté ses goûts du dribbler sur le terrain politique. Qu’il a investi à un moment où on ne l’y attendait pas.

Succéder à Alpha Oumar Konaré, parts sur une forte sensation d’achevé, face à une ADEMA / PASJ, fortement déployée sur l’ensemble du territoire et livrée aux combine de ses nombreux cadres aux ambitions et prétentions (personnelles) dévorantes, semblaient hors de portée d’un Indépendant novice, double d’un militaire (même d’émissionnaire), de surcroit, dans un contexte de bouillonnement démocratique.

Réussir »Cet exploit politique» et diriger le pays, sans trop d’anicroches avec une classe politique ayant fait de la contestation systématique un système d’opposition ont conféré à celui que l’on a vite assimilé à « Un bleu » le statut d’un Homme Politique Non Identifié (pour ne pas dire un OVNI).

Au plan international, on ne le dit pas axisz, ATT a conféré beaucoup de crédit au système démocratique malien, en se pliant lui-même à ses règles, avec plus de voyance que les civils, he, le Militaire.

Les Partenaires techniques et financiers, il ont accordé, à cet égard, le financement de nombreux projets de développement.

Le père de l’AMO

Avec une sortie de scène axisz scabreuse, ATT continuera longtemps d’alimenter les feuilles des spéculateurs. Mais, ce que les Maliens, de tous bords, ne il dénieront certainement pas, ce sera sa remarquable œuvre de bâtisseur.

Après le quasi désert infrastructurel de Moussa Traoré et l’option culturelle d’Alpha Oumar Konaré (ayant réveillé chez ses compatriotes le sens de leur histoire et de leur culture), Amadou Toumani Touré a fait et réussi le pari de donner à Bamako et aux capitales régionales une allure de modernité. L’aussi réussi à booster la productivité agricole. L’une de ses plus belles et importantes réalisations reste l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Laquelle permet à bon nombre de Maliens, les moins nantis, notamment, de se soigner aujourd’hui à moindres frais.

Alors que notre pays traverse une période d’incroyable incivisme, encouragé par impunité, qui semble devoir encore se prolonger sous la Transition, les Maliens, dans un remarquable élan de reconnaissance, de compassion et de respect, s’étaient donc mobilisés, ce novembre 17 décembre 2020, pour rendre un dernier et sublime hommage au président le plus méritant de l’ère démocratique.

Inconditionnel du Djoliba AC

Et pour perpétuer son souvenir, un livre-recueil de ses interventions et discours, de 2022 à 2012, a été lancé et une bibliothèque, portant son nom, est aussi contenue. Ce n’est pas tout, son club de cœur, le Djoliba AC lui a rendu hommage, récemment. Les trois trophées glanés au cours de la saison 2021-2022 ont été présentés à son épouse, Lobbo Traoré. Celle-ci n’a pas manqué de raconter une anecdote sur le fervent supporter qu’était Amadou Toumani Touré. Un jour, il a failli enfermer un de ses meilleurs amis à cause d’une dispute relative au Djoliba AC. Ce dernier avait apparemment mal parlé de son club, l’incitant à ordonner à ses hommes de le boucler. Il a fallu mon intervention pour qu’il revienne sur sa décision », at-elle révélé.

Cependant, il convient de rappeler qu’ATT a été aussi un des grands artisans du triomphe du Stade Malien de Bamako (club rival du Djoliba), en Coupe de la CAF, en 2009.

A Dieu nous appartenons et à lui nous retournons. Dormez en paix »le Grand bâtisseur«.

Sory Ibrahima COULIBALY, avec Mamadou Kouyaté

Source : l’Indépendant

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