Ça passe ou ça casse! Les Maliens doivent oser l’unité de vues autour de la transition, autour des questions essentielles de l’Etat pour que la nation puisse trouver sa place dans le concert des nations. Le succès de cette période de transition en dépend sans aucun doute.

En mettant fin au régime du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, les colonels avaient suscité un réel engouement parmi les populations. Mais le désenchantement prend le dessus aujourd’hui. Les crises ne cessent de s’enchaîner : depuis la chute du président Bah Dao et de l’ancien Premier ministre Moctar Ouane, la situation n’est plus calme sous le président colonel Assimi Goïta. Le plus dangereux en vue en ce moment est celui relatif au refus catégorique de la classe politique de participer au prochain rassemblement national pour la réorganisation de l’Etat, dont les dates sont déjà connues. Ce refus pourrait conduire à une situation non enviée par le rejet des décisions et résolutions qui émergeront des ARN. Ce serait aussi une situation beaucoup plus embarrassante pour le Mali, qui tente de se relever de l’ancien, car il pourrait s’agir d’une nouvelle multidimensionnelle et grave dont notre pays n’a pas besoin en ces heures sombres de son histoire. Seule l’unité de vues sur les grands problèmes de la nation doit être privilégiée pour le bonheur du peuple malien. Tous les Maliens devraient s’unir pour sortir le pays de l’ornière. Malheureusement, ce n’est pas l’impression que nous donnons.

Moriba DIAWARA

Source : LA LUTTE

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