Les comités syndicaux des stations-services Ola Energy, Total Energy, Vivo Shell Energy et Oryx, affiliés au Syndicat national des Banques, Assurances, Micro finances, Etablissements financiers et commerce du Mali (SYNABEF) ont causé, dernier mercredi, une grève de 72 heures reconductibles. Ces syndicats, qui réclament l’application du protocole d’accord signé avec leur patronat en fin 2021, ont vu leurs militants incapables de mener des piquets de grève par des éléments des forces de sécurité, entrainant des échauffourées et des interpellations de certains pompistes. Le SYNABEF condamne cette violation de la liberté syndicale et exige la libération immédiate et sans conditions des camarades interpellés.
L’exécution du mot d’ordre de grève lancée par les comités syndicaux des stations ci-dessus citées à dégénéré, mercredi matin. Les responsables syndiqués avaient mobilisé les pompistes pour veiller à l’application stricte du mot d’ordre, afin de faire échec à la détermination de certains patrons de stations à faire fonctionner leur service. C’est ainsi que ces sociétés concernées ont fait appel aux forces de sécurité pour empêcher les syndicalistes d’observer les piquets de grève, conformément à la loi et aux conventions internationales de l’OIT.
Dans une déclaration, le SYNABEF a souligné que ces militants, à la suite des échauffourées, »ont été molestés, agressés, avec des blessures graves, dépossédés de leurs biens (motos et téléphones) et emprisonnés aux commissariat de police 11 arrondissements ».
D’après le bilan fourni par le SYNABEF, on dénombre 10 blessés. Au niveau d’Oryx, le s’agit de deux blessés, dont un grièvement, avec fracture à la mâchoire. Au niveau des agents de Total, on dénombre cinq blessés, dont deux graves et, enfin, pour Ola, trois blessés, dont une personne âgée.
En effet, explique le syndicat, « en violation de la loi, ces sociétés ont voulu substituer les grévistes par des individus extérieurs aux entreprises ». C’est pourquoi, « le SYNABEF met en garde ces sociétés, qui violent déjà allégrement, toutes les dispositions du Code du travail et de la convention collective des entreprises pétrolières, contre des agissements barbares violant la liberté syndicale ».
Dans le même ordre d’idée, le syndicat exige le retrait de tous les agents de sécurité déployés dans les stations, la libération immédiate et sans condition des travailleurs grévistes en garde à vue, la restitution et le remboursement de tous les biens enlevés et l ‘implication des autorités pour l’application immédiate par ces multinationales opérant au Mali des dispositions légales.
Le SYNABEF, qui dit se saisir du dossier des pompistes, assure qu’ils « poursuivront la grève jusqu’à satisfaction totale et intégrale des points de revendications consignés dans le préavis ».

YC

Source : L’Indépendant

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