Dans une vidéo qui a circulé sur les réseaux sociaux ce jeudi 6 janvier 2022, le puissant procureur de la Commune IV, Idrissa Hamidou TOURE, a évoqué une dispute entre Adama DIARRA, a indiqué Ben le Cerveau, et des responsables du PARENA, qui accusent ce dernier de diffamation. Dans la vidéo précitée, le procureur a ainsi levé toute ambiguïté sur le statut de ce conseiller de la CNT proche de la junte.

Grâce à cet entretien accordé à un militant, au cours duquel ont été évoquées les circonstances de l’arrestation du Dr Oumar MARIKO et la divulgation de la loi sur la cybercriminalité, le Procureur TOURE rassure les Maliens que la justice n’a pas du tout failli. .
Mise en scène, le pm TOURE rappelle que le Dr MARIKO a été interpellé, car il avait proféré des injures qui ont malheureusement été retrouvées sur les réseaux sociaux.
« Ce n’est pas moi personnellement qui l’ai arrêté, mais le parquet. Le parquet, on le sait, est une institution verticale, qui va de l’officier de police judiciaire jusqu’au ministre garde des sceaux. La conversion entre Oumar MARIKO et son interlocuteur n’est en aucun cas privée, sinon on ne le retrouverait pas sur les réseaux sociaux.
Et puis, l’article 21 de la loi sur la cybercriminalité ne fait pas allusion à la conversation privée ou non, s’il y a injure. La loi susmentionnée stipule qu’une insulte à travers un système d’information et de communication, en particulier Messenger, Imo, Wastsahp et d’autres canaux de communication.
Si jamais ces conversations se retrouvent dans l’espace public, ce n’est plus privé. Puisque le parquet n’est pas allé le chercher sur ses messages privés », a-t-il insisté.
Selon lui, Dr Oumar MARIKO, qu’il soit ou non son partisan, n’est pas n’importe qui au Mali, compte tenu de son parcours éloquent dans la vie politique et sociale malienne depuis l’avènement de la démocratie au Mali. « Donc, certains commentaires venant de lui sont irrecevables. Nous poursuivons chaque jour des jeunes Maliens pour insultes sur les réseaux sociaux, pour leur apprendre à ne pas prononcer certains propos indécents. Si lui, qui est considéré comme une personnalité charismatique, se livre à de tels actes, il est normal que nous réagissions. Nous sommes justement sur cet élan de continuité, de lutte contre les insultes sur les réseaux sociaux dans le cadre de la divulgation de la loi contre la cybercriminalité », a-t-on précisé.

Le PM et les membres de la CNT se disputent.

Selon la voix du Premier ministre, le procureur de TOUR a indiqué que les personnes qui l’accusent de diffamation pourraient porter plainte contre lui. « C’est leur droit. C’est la loi qui dit que le procureur ne peut pas poursuivre une personne pour diffamation contre une autre personne. C’est la personne qui se croit lésée, qui doit saisir la justice pour que les magistrats agissent. Nous appelons ce genre d’affaires des crimes privés », a-t-il soulevé toute ambiguïté.
Il a ainsi rassuré que la voix du docteur Choguel ne contenait aucune insulte.
« Personnellement, je n’ai ressenti aucun abus. Cependant, il ne nous a pas insultés, nous n’avons pas entendu d’insultes. Le premier ministre est le chef du gouvernement, et il incarne une part de la souveraineté du pays, qu’on le veuille ou non, c’est tout. Cependant, il n’est pas au-dessus des lois. Il peut être poursuivi s’il commet un délit ou un crime. Mais pour le moment nous n’en sommes pas là, puisque nous n’avons remarqué aucune querelle avec lui », s’est-il défendu.
« C’est comme le cas avec Ben le Cerveau », poursuit-il. « Les politiques qui ont porté plainte contre Ben le Cerveau auront raison, puisque nous avons demandé au CNT de lever son immunité, s’il en bénéficie, pour qu’il vienne répondre à une plainte et confronter ses opposants », a-t-il rassuré. .
Pour les nombreuses arrestations et mandats d’arrêt du Procureur de la Commune IV, le procureur rappelle que le Procureur de la Commune IV et celui de la Commune VI sont les deux principaux procureurs de la république. « C’est ce qui rend nos entreprises cohérentes. La commune VI est très peuplée et les crimes et délits y sont fréquents. Si vous prenez la gare routière de Djikoroni par exemple, nous arrêtons plusieurs voleurs. Toujours dans le Mandé se trouvent leurs nids. 75% des détenus du Parquet de la 4ème commune sont des voleurs, 15% sont des spéculateurs fonciers et c’est vérifiable. Nous ne faisons pas cela pour une réputation ou un autre avantage. On ne cherche pas une réputation en mettant les gens en prison. Ceux qui pensent ainsi n’ont rien compris. Personnellement, je ne m’incline jamais devant un ministre pour un poste ou un poste de responsabilité. Pourquoi s’incliner devant une autorité ? Si on vous confie un travail, faites-le dans les normes requises, et c’est ce que nous faisons », a-t-il expliqué.
Pour en venir aux insultes, il révèle qu’eux aussi prennent des coups. «Quand vous faites face à un impoli, vous devez vous attendre à tout. Nous sommes insultés, nous insultons nos parents. Malgré tout, nous continuons, car ces actions contre les insultes publiques vont assainir notre société. Si on entendait plus d’insultes sur la toile malienne, ce serait une très bonne chose pour la société malienne. Cette loi sur la cybercriminalité existait avant notre arrivée en commune IV. Mais il fallait commencer pour que cette loi devienne très populaire », a-t-il déclaré.
Enfin, il a rassuré que rien ne sera plus jamais pareil.
« Avant, on imaginait qu’on pouvait s’asseoir pour insulter des personnalités comme l’Imam DICKO, Cherif Ousmane Madani HAIDARA, Cherif de Nioro et d’autres grandes personnalités de notre pays ?
C’était inimaginable ! Ces jours-ci, nous avons vu des insultes poignardées. Il fallait arrêter tout cela et de toute urgence. Et maintenant, je félicite tous mes collègues pour la divulgation de cette loi. Ça commence à partir », a-t-il tordu.

PAR CHRISTELLE KONE

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