Après l’association Adema, Parena a également écrit un communiqué pour déplorer et indigner les déclarations du chef du gouvernement et celle du porte-parole du M5 sur le mouvement démocrate. Dans son communiqué, Parena s’inquiète de la mise en place de tendances dictatoriales et liberticides du régime M5 pour remettre en cause les conquêtes démocratiques arrachées au prix d’un sacrifice extrême.
Jouant la mobilisation contre le Premier ministre et son projet qu’il juge antidémocratique, Parena invite les marginalisés du M5, Maliens et Maliens, démocrates de tous horizons, tous ceux qui aiment la liberté et la justice, tous les acteurs et héritiers de mars 1991 s’unir pour vaincre les projets de restauration en cours de l’ordre ancien ; la falsification et la réécriture de l’histoire du Mali, y compris la résistance à l’autocratie, entre autres.

DECLARATION DE LA PARENA SUR LES NOSTALGIQUES DE
LA DICTÉE ET L’INDIVIDU ET LEUR ÉBAUCHE
RESTAURATION AUTORISÉE
Le PARENA dénonce les attaques du premier ministre de la transition et celles du porte-parole M5 contre le cadre démocratique et républicain instauré au Mali par le renversement du régime du parti unique en mars 1991.
Jetant peu à peu leurs masques et cachant difficilement leur haine de la démocratie et du pluralisme politique, les héritiers du CMLN et de l’UDPM, que sont Choguel Maïga et Jeanmille Bittar, ont multiplié les propos provocateurs et les attaques frontales contre les conquêtes démocratiques durement acquises et dont les partisans de l’UDPM figurait parmi les principaux bénéficiaires.

Recevant, en effet, les chefs de cantons et de quartiers, le 11 novembre 2021, déplorant l’heure du parti unique, manifestant ouvertement sa nostalgie de la dictature, le Premier ministre a déclaré : « la seule et incontestable primauté qu’il a léguée est la floraison d’associations et de partis politiques ».
En mettant la même trompette en sourdine, le porte-parole de M5 a déclaré sur LTV :
« Je profite de votre micro pour demander au colonel Assimi de dissoudre tous les partis politiques…..et que la constitution de la 3ème République soit suspendue… ».
Faisant fi de la situation générale du pays qui se dégrade de jour en jour, le Premier ministre apparaît pour ce qu’il est : le plus grand diviseur commun du pays (PGDCP) à l’heure où le Mali a besoin de s’unir dans ces graves circonstances historiques.
Il devient clair que la transition est entrée dans une nouvelle phase, celle de l’hégémonie des partisans de la dictature qui utilisent le pouvoir de l’État de transition pour défendre le parti unique et menacer les libertés démocratiques.

Le Carré des Martyrs, le Pont des Martyrs, le Monument des Martyrs, la Pyramide du Souvenir sont, entre autres, des symboles indélébiles de la lutte héroïque du peuple malien, depuis des décennies, pour sa dignité et sa liberté.
Hommage à nos martyrs !
Hommage à ceux qui sont morts dans les cachots de la dictature, à ceux qui ont porté et portent encore les cicatrices indélébiles d’abominables tortures, à ceux qui ont été déportés vers les prisonniers du Sahara, vers les exilés !
Face aux attaques répétées contre le cadre démocratique et républicain, contre la constitution de 1992, contre les acquis de la révolution de mars 1991, le PARENA invite :
– la présidence de la Transition et la CNT à clarifier leurs positions sur le multipartisme et la sauvegarde du cadre démocratique ;
– Des démocrates épris de liberté et de justice dans la diaspora, à Bamako et dans les régions pour faire face aux tendances dictatoriales et liberticides du régime M5.
Il exhorte les sensibilités marginalisées du M5 à se distinguer nettement et nettement de l’aventurisme politique qui menace les fondements du régime démocrate et républicain.
Le Parti pour la Renaissance nationale invite les Maliens, les Démocrates de tous horizons, tous ceux qui aiment la liberté et la justice, tous les acteurs et héritiers de mars 1991 à s’unir pour vaincre :
– les projets de restauration, en cours, de l’ordre ancien ;
– la falsification et la réécriture de l’histoire du Mali, notamment la résistance à l’autocratie, la lutte pour l’avènement de la démocratie ainsi que pour les progrès réalisés dans la satisfaction des droits économiques et sociaux.
Tous debout et unis pour soulever le Mali et le sauver !
Bamako, le 22 novembre 2021
Pour le PARENA
Tiébilé Dramé

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