Après la rentrée scolaire 2021-2022 en grande pompe, par le Premier ministre, dr. Choguel Kokala MAIGA, le 1er novembre, les cours sont arrêtés dans les écoles publiques. Pour cause, les enseignants n’ont pas encore touché leur salaire du mois de novembre. Face à cette situation, les enfants sont les premières victimes et par extension l’avenir de notre pays. Les autorités de transition sont donc interpellées.

Les fonctionnaires enseignants des collectivités locales sont en effet confrontés à un retard dans l’élaboration de leur salaire pour le mois de novembre. Pour exprimer leur mécontentement, ils ont complètement abandonné les salles de classe, laissant les enfants affronter leur triste sort.
Chaque matin, les élèves des écoles publiques vont à l’école et reviennent sans étudier. Pour les enseignants, il ne s’agit pas de franchir la porte des salles des salaires sans avoir reçu le salaire.
Il est rappelé que cette décision fait suite à une lettre circulaire du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, en date du 24 février 2021, adressée à tous les gouverneurs de région et d’arrondissement de Bamako, préfets d’arrondissement, présidents de conseils régionaux, président de la conseil municipal et maires. Cette circulaire précise le processus de traitement des salaires des enseignants fonctionnaires des collectivités au 25 du mois.
Depuis des années, notre pays n’a pas connu une année scolaire normale. Les grèves interminables des enseignants qui luttaient pour l’application de l’article 39 ont gravement perturbé le milieu scolaire.
Cette année également, après un démarrage tardif, la fin des cours menace de bouleverser l’année scolaire.
Face à cette situation, dont les premières victimes sont des enfants, les autorités de transition sont fortement interpellées. C’est alors que l’on sait que l’avenir du pays appartient aux jeunes générations. Sans éducation de qualité, l’avenir du pays est menacé.

PAR AMINA SISSOKO




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