Après avoir subi un revers cuisant dans une tentative de constitution d’une coalition internationale pour mener une expédition punitive contre le Mali censée flirter avec le diable russe, notre « partenaire historique » recrute en interne, par divers canaux, des diplomates, tant dans le domaine politique et les cercles politico-religieux. Le prix est une avance de 50 millions de FCFA, dont 10 briques de cash pour le chef des conspirateurs. Immersion dans un plan machiavélique pour déstabiliser la Transition.

Lors de la 72e Assemblée générale des Nations Unies, à New York, en septembre dernier, le Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA a déclaré : « La nouvelle situation résultant de la disparition de Barkhane, plaçant le Mali devant un fait accompli et l’exposant à une sorte de l’abandon en vol, nous amène à explorer les voies et moyens pour mieux garantir la sécurité de manière autonome avec d’autres partenaires ».
Il s’agit de « combler le vide que ne manquera pas de créer la fermeture de certains passages à Barkhane, dans le nord du Mali », a indiqué le premier ministre.
Il n’en fallait pas plus pour déclencher une avalanche de propos disproportionnés qui ponctuaient les déclarations, comme celui donné par Florence Parly qui a estimé que les déclarations de Choguel MAIGA à l’ONU consistaient à « essuyer le sang des soldats français tués au Mali ». A force d’arguments spécieux au pochoir, le ministre des Armées et ses employeurs tombent dans le registre crasseux.
Désormais, le chef du gouvernement de transition est promis à la guillotine par notre « partenaire historique », un reniflement d’orgueil et un narcissisme pathologique stimulé par ses pulsions totalitaires. Pour sévir, il bat l’appel des troupes occidentales, comme toujours, pour gérer aussi ses migrants de la Manche où FRONTEX doit jouer le premier rôle, désolé de faire le boulot à sa place. Si certains pays se sont laissés tromper, d’autres sont restés très critiques. C’est le cas, par exemple, en Belgique.
La méfiance des occidentaux
En effet, le jeudi 30 septembre 2021, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio CAMARA, a reçu son homologue belge dans son département. A cette occasion, Mme Ludivine DEDONDER a indiqué que la coopération bilatérale entre nos deux parties va nous permettre d’élaborer une stratégie de développement socio-économique du pays. Selon le ministre belge, la situation sécuritaire au Mali reste préoccupante. Il a noté que malgré la détermination des hautes autorités du pays pour la stabilité du Mali, ses partenaires doivent unir leurs forces pour arrêter les terroristes. Il a ensuite rassuré que son pays sera disponible pour accompagner le Mali dans la protection des personnes et de leurs biens.
Une autre résistance au recrutement de notre « partenaire historique » est celle de l’Allemagne, dont la chancelière fait l’objet d’un tribunal assidu par les différents présidents que tout le monde connaît. Et pour une bonne raison!
Selon une source très bien informée, le colonel Assimi GOITA a eu un entretien téléphonique d’une quarantaine de minutes avec Angela MERKEL au cours duquel la situation sécuritaire qui prévaut dans notre pays a été longuement évoquée. Peu bavard, mais persuasif par sa sincérité et sa détermination, le militaire, selon notre source, n’a eu aucune difficulté à convaincre son interlocuteur qui était abasourdi par la réaction disproportionnée de notre « partenaire historique » à une décision d’un pays souverain qui revient à l’ordre normal des choses, c’est-à-dire à garantir la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.
Bref, rapporte notre source, la chancelière sortante ne trouve aucune raison de diaboliser le projet du gouvernement de transition de nouer des partenariats avec ceux qui veulent garantir la sécurité des populations qui paient un prix très élevé.

Agents étrangers
Ainsi, l’auteur du complot international contre le Mali, laissé en rade par des partenaires stratégiques, les coups de pied dans les brancards et les trémolos ayant été vains, opte pour une stratégie bien plus pernicieuse. On y apprend que loin de s’avouer vaincu, il a lancé une campagne de recrutement dans les milieux politiques comme dans les milieux politiques et religieux. Pour l’entreprise déstabilisatrice, rapportent nos sources, l’argent coule à flot, sans pouvoir évoquer la source exacte de cette aubaine inattendue pour les nombreux agents étrangers qui errent encore toute la journée dans les stands pour clamer leur patriotisme. L’un des principaux volubilis que l’on observe à la loupe, ses propos épluchés, son action mise sur la grille est tombée dans l’oubli, on le sait. On comprend donc que les discours tant attendus de certains dirigeants qui se savent en pole position s’entremêlent de plus en plus.
Selon notre source, les allégations d’enlèvements manquées portées par un haut responsable politique contre les autorités de la Transition font également partie de cette campagne de déstabilisation. D’ailleurs, cuisiné au Camp I de la Gendarmerie, la personne qui prétendait avoir des preuves sur le projet de son enlèvement a en réalité eu un coup de fil d’un président d’un autre parti qui avait été exilé depuis quelque temps dans un pays dont les proches s’abstiennent de se prononcer. le nom, lui conseillant d’être prudent.
Certains mouvements armés, apprend-on de sources bien informées, ont également été perquisitionnés par les ingénieurs de la Transition. Le discours à porter pour combattre la République est tentant. Dotés d’un véritable talent oratoire capable d’endormir les oreilles non averties, ils s’alarment : si Wagner débarque, c’est un carnage au sein de la population civile. C’est la même rhétorique dangereuse utilisée lors de la libération de Kidal des mains des djihadistes : si l’armée malienne entre dans la ville, ce serait un massacre.
Au-delà des discours catastrophiques, des groupes djihadistes se forment. Une thèse d’autant plus crédible que le Premier ministre s’en fait l’écho.

Une réponse énergique
Nous comprenons que cette menace est prise très au sérieux. D’où la course au renforcement des moyens militaires.
Le prix de la trahison ? C’est 50 briques d’avance pour une organisation séditieuse, dont 10 pour le patron. Trente deniers est le prix pour lequel Judas Iscariote a trahi Jésus de Nazareth, selon l’Évangile selon Matthieu. Pour notre Judas moderne, le nombre 50 est anecdotique, puisque ce sont 50 briques qui ont été à l’origine de la migration de certains députés vers le nouveau parti d’un milliardaire qui alimente les ambitions présidentielles.
Ceux qui tirent les ficelles du complot, rapportent des sources bien informées, sont des diplomates. Pour cela le Mali a déclaré « persona non grata » le représentant spécial de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Hamidou BOLLY, pour « actions incompatibles » avec son statut. Ceci, après un avertissement.
Mais, continuent nos sources, M. BOLLY n’était qu’un lampiste. En effet, un haut diplomate, nous dit-on, a été convoqué à Koulouba par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye DIOP pour un avertissement sévère et définitif sur ses activités subversives.
En définitive, malgré l’existence du mouton noir, il est indéniable que les Autorités de Transition sont à l’écoute de la population dans le choix de nouer des partenariats avec d’autres entités pour assurer la sécurité du pays. L’accueil triomphal réservé au Premier ministre Choguel Kokalla MAIGA le 28 septembre est révélateur de cette osmose. Le convoi du Premier ministre a dû couper à travers la foule pour trouver son chemin. Elle était venue en grand nombre manifester son soutien au chef du gouvernement de transition au son des vuvuzelas et des klaxons des motos. De grandes banderoles le long du parcours lisaient des slogans tels que « Le Mali s’en prend » ou « Le peuple vous accompagne ».

PAR BERTIN DAKOUO

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *