Aller au contenu

la mairie se prépare à l’après Ozone Mali – Info-Matin

La mairie du District de Bamako, après son débat public sur son budget, va examiner lors de cette session pour ordonner le document en question. Ce projet de budget est évalué à plus de 62 millions de FCFA contre plus de 72 millions de nos francs, soit un écart d’un milliard.

Outre le budget, il est également prévu la lecture et l’adoption du procès-verbal de la troisième session ordinaire du Conseil, les besoins en ressources humaines (exercice 2022-2023), la réorientation des missions de la Cellule de Préfiguration de l’Agence d ‘Urbanisme de la Métropole de Bamako, la présentation du projet de budget 2023, l’adoption du document PDESC 2023-2027.
Pour la circonstance, le maire du district de Bamako, Adama SANGARE, avait à ses côtés, à l’ouverture de cette session, le maire de Banjul, Rohey Malick Lowe.
Cette session, qui durera dix jours, si tient conformément à l’article 245 du Code des Collectivités Territoriales.
En effet, le projet de budget est préparé pour l’Ordonnateur et soumis au vote de l’organe délibérant de la collectivité, c’est-à-dire les élus communaux.
«Il y a un vote est prioritaire d’un débat public sur le projet de budget, exercice auquel nous sommes prêts le jeudi 21 octobre. C’est ainsi que le projet de budget, au titre de l’exercice 2023, qui vous est proposé, est équilibré en recettes et en dépenses à la somme de 62.328.767.637 FCFA, contre 76.812.791.183 Francs CFA en 2022, soit une diminution de 0,81% », pour relancer le maire du district de Bamako, Adama Sangaré.
Pour lui, « cette diminution s’explique non seulement par les effets cumulés de la crise multidimensionnelle que traverse notre pays mais aussi par un souci de réalisme budgétaire ».
D’autre part, la ville insalubre, la mobilité urbaine, l’incivisme et l’insécurité qui constituent les véritables défis pour le District de Bamako.
« Dans la perspective de faire face à ces nombreux défis, je vous exhorte à davantage de sensibilisation auprès de la population du District de Bamako, à s’acquitter du paiement régulier des impôts et taxes locales, afin de mettre à la disposition de la ville de Bamako les moyens indispensables pour la mise en œuvre de sa politique de développement », a exhorté Adama SANGARE.
Ainsi, dans le domaine de l’assainissement, le Conseil du District doit examiner et évaluer les besoins en personnel alors que la société d’Ozone Mali, à laquelle la convention de propriété de la ville a été désignée, est en fin de contrat après 8 ans de mise en œuvre.
Même si les objectifs de cette convention n’ont pas été portés à cause de plusieurs facteurs liés notamment à l’insolvabilité de l’État et de la mairie du District, l’hôtel de ville pense à pérenniser les acquis de la société marocaine.
« Les mesures idoines doivent être adaptées pour assurer le relais. L’État a pris des dispositions pour nous accompagner dans ce processus, en nous fournissant un appui matériel, d’où l’urgence de procéder au recensement et au recrutement spécial de 100 manœuvres pour le compte de la Direction des Services Urbains de Voirie et d ‘Assainissement, courant 2023’, a expliqué le maire du district.
A noter que l’Etat, à travers l’Agence nationale des Investissements de la Collectivité Territoriale (ANICT), a mis à la disposition de la mairie sept camions bennes et deux chargeurs comme appui matériel dans le cadre de l’assainissement. C’est pourquoi, l’édile de Bamako a invité les élus locaux à un examen minutieux des sujets inscrits à l’ordre du jour.

PAR SIKOU BAH

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *