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le cri de cœur de Lady – Info-Matin

C’est avec brio que la presidente du Bureau national des femmes du parti RPM, Mme DIAWARA Aissata lady TOURE, a participé au XXIIème congrès de l’Internationale Socialiste des Femmes (ISF) les 22 et 23 novembre 2022 à Madrid (Espagne). Le thème de la présente était : « Les violences fondées sur les femmes ». Une occasion pour Mme DIAWARA, en qualité de femme leader politique, de faire la lumière sur la situation des violences de genre dans les zones de conflit, en général et au Mali, en particulier.

C’est devant une auguste assemblée des décideurs politiques internationaux que Mme DIAWARA Aissata lady TOURE, a lancé un cri de cœur pour dénoncer les violences que subissent les femmes et la petite fille dans le centre et dans le Nord de notre pays.
D’entrée de jeu, le porte-étendard du parti RPM a rappelé qu’au Mali, les populations prônent à cause de la crise multidimensionnelle accentuée par le terrorisme depuis plus de dix ans. Selon elle, on state déjà malheureusement un recul des droits des femmes, le retour des lois régressives prônant l’impuné pour les auteurs de violences domestiques et le recours à la force par les groupes djihadistes pour faire taire les féminoïdes et les démonstrants contre la violence à l’égard des femmes et des filles dans plusieurs localités de notre pays.
« Dans certains contextes, les organisations de défense des droits des femmes ont perdu leur statut juridique, puisque ne pouvant plus exercer d’activités de défense du droit de femme à cause de la présence des djihadistes », at-elle déploré.

Des chiffres qui inquiètent
Se focalisant sur des chiffres officiels, Mme DIAWARA n’a pas caché son inquiétude face à la recrudescence des violences fondées sur le genre depuis, l’invasion djihadiste dans nos pays. Selon elle, le rapport de l’Étude générale sur les violences adaptées sur le genre au Mali, réaliser entre 2020 et 2021 indique que depuis janvier 2021, un total de 7962 femmes et filles ont été victimes de VBG au Mali. Les données enregistrées par le système de gestion de l’information relative à VBG (GBV IMS). Elle regrette que ce nom ait augmenté de 50% par rapport à la même période de l’année.
Il a été noté dans ledit rapport qu’entre janvier et décembre 2021, 9540 cas de VBG ont été rapportés par les acteurs de l’étude, contre 6605 cas rapportés à la même période en 2020, soit une augmentation de 44%. Cette augmentation se caractérise par des violes ou violes collectives récurrentes lors des déplacements de la population, lors de la collecte d’eau ou de la recherche du combustible autour de sites de déplacés, at-elle indiqué.
Selon les données rapportées par la même source, la région du centre, notamment Mopti enregistré plus de cas documentés, soit 28 % du nombre total de cas rapportés. Ainsi, les violences sexuelles sont les cas les plus rapportés dans la région du centre, soit 48% des incidents dont 31%s de viol. Aussi, 99% des survivants enregistrés dans la région sont des femmes, 62% sont des filles de 18 ans et 1% sont des garçons, at-elle déploré, voix nouée par la désolation.
Elle peint aussi l’état actuel des VBG au grand Nord, toujours en se basant sur les chiffres officiels.
« La région de Gao, y compris Ménaka, a enregistré 18% du nombre total d’incidents en 2021. Parmi ces 18%, 37% des cas sont des cas de violences sexuelles, dont 26% de viol, soit les cas les plus rapports suivis des dénis de ressources représentant 31% des accidents pour la région.
De même, 99% des cas sont des femmes dont 29% sont des filles. 1 % sont des garçons. Comme dans la région de Tombouctou, en constatant 16% d’incidents recensés », at-elle égrené un chapelet de violence basé sur le genre dans ces régions.
Quant aux participants au XXIIème congrès de l’Internationale Socialiste des Femmes, ils ont déterminé une résolution globale contre les violences basées sur le genre.
L’assistance ainsi reconnue que la violence à l’égard des femmes, qui est une très grave violation des droits humains, pèse non seulement sur l’indice de démocratie, mais également sur le développement d’un pays. « L’Internationale socialiste des Femmes (ISF) reconnaît qu’il ne sera pas possible de vivre dans des sociétés juste tant que les femmes, représentant plus la moitié de la population, vivront dans la peur, sous la menace ou continueront d’être victimes de terribles discriminations, violences, tortures et harcèlement de tous genres. La violence à l’égard des femmes continue à s’enraciner dans l’inégalité entre les hommes et les femmes », précise l’assistance.

PAR CHRISTELLE KONE

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