Le gouvernement de Transition in annonce, dimanche soir, le retrait du Mali de tous les organes du G5 Sahel. Il entend ainsi protester contre ce qu’il a qualifié « d’instrumentalisation » de cette institution après la décision des pays membres de ravir au Mali la présidence tournante qu’il devait assumer courant février dernier à l’issue de la réunion des Chefs d ‘Etat qui devait également se tenir à Bamako.
our justifier sa prise de position, le Gouvernement indique que la non tenue à Bamako de la 8ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat des pays membres du G5 Sahel, ainsi que cella des réunions statutaires des autres organes constituant une violation d’une prix de décision par l’Institution, mais aussi cellules des textes de base du G5 Sahel. Ajoutant rejeter « fermement l’argument d’un Etat membre du G5 Sahel qui avance la situation politique interne nationale pour s’opposer à l’exercice par le Mali de la présidence du G5 Sahel ». du G5 sahel ne prévoit pas des restrictions à l’encontre d’un membre de l’état, sur la base de sa situation politique nationale ». Et qu’aucune disposition des textes de cette Institution ne prévoit qu’elle pourra également endosser des sanctions ou restrictions édictées par d’autres organisations à l’endroit d’un Etat membre. Aux dires du gouvernement, l’opposition de certains États du G5 Sahel à la présidence du Mali est liée aux manœuvres d’un État extra régional visant désespérément à isoler le Mali.
Une décision qui traduit « une perte d’autonomie de décision, une instrumentalisation et un dysfonctionnement grave des organes du G5 Sahel ».
»L’instrumentalisation d’une Institution comme le G5 Sahel, dont le mandat est de mutualiser les moyens pour garantir des conditions de développement et de sécurité dans l’Espace des pays membres, est fondamentalement contraire aux intérêts de nos pays et de nos peuples ici font face à d’importants défis dans le domaine de la lutte contre le terrorisme », a déploré le gouvernement. Annonçant que le Mali se retire de tous les organes du G5 Sahel, y compris la Force Conjointe Engagée dans la lutte contre le terrorisme.

Abdoulaye DIARRA

Source : L’Indépendant

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