Le Secrétaire général de la Section du Commerce, des Mines et des Industries du Mali (SECMIMA), Karim Fomba, entouré de ses homologues de différents Comités syndicaux, a tenu une conférence de presse, hier, jeudi 19 mai, à la Bourse du Travail . Pour la circonstance, il a dénoncé « l’attitude des autorités de la Transition face à l’exploitation et aux licenciés abusifs des travailleurs par les Sociétés des mines d’or au Mali, telles que Syama ». En effet, il déplore que « le ministre actuel des Mines n’a pas daigné respecter la tradition dans le Cadre de concertation avec les syndicats, depuis sa prise de fonctions ».

au total, selon le Secrétaire général de la SECMIMA, Karim Fomba, la Direction générale de la Société des mines d’or de Syama, dans la Région de Sikasso, a décidé de dégraisser son effectif et de licencier 85 travailleurs maliens, dont 12 syndical , depuis 2020, en raison des difficultés économiques liées à la Covid-19. Pour lui, « il y a une licence pour le faire dans le respect du Code du Travail du Mali, car les Etrangers et certains Maliens, qui sont la tête de ces sociétés minières, déshonorent le Mali pour leurs propres intérêts ».
C’est pourquoi, la Section du Commerce, des Mines et des Industries du Mali (SECMIMA), en collaboration avec les différents Comités syndicaux, a tenté tous les moyens pour remettre ces travailleurs dans leurs droits.
Affiliée à la plus grande centrale syndicale du Mali, l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM), la SECMIMA estime qu' »il y a des démarches pour affaiblir l’UNTM face à ses militants ». Et d’ajouter : « Il faut que les Autorités de la Transition changent de comportement vis-à-vis des Expatriés et des Maliens qui dirigent les sociétés des mines au Mali ».
A l’entendre, « des manœuvres sont en cours pour faire tomber l’UNTM ». A ses dires, cela passe « par la non mise œuvre du protocole du PV de conciliation unique le 5 février 2021 entre le Gouvernement, l’UNTM et le Patronat ».
Pour la même occasion, les syndicats ont réclamé « la prime de découverte » et dénoncé « le harcèlement syndical dans les départements, les directions, dans les sociétés des mines d’or et surtout les directions du Bureau de placement ».
Pour mettre fin à ces pratiques, le Secrétaire général a révélé que la Section du Commerce, des Mines et des Industries du Mali (SECMIMA) a tenté » par tous les moyens de rencontrer le ministre chargé des Mines afin d’exposer les faits et les doléances, malheureusement, le ministre n’a pas voulu les recevoir, dérogeant ainsi au respect du Cadre de concertation traditionnel avec les syndicats, depuis sa prise de fonctions », a déploré Karim Fomba.

Daouda SANGARE

Source : L’Indépendant

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