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Les dénonciations et les condamnations se multipleent au sein de la classe politique et des faîtières de la presse

Après la suspension de la chaîne Joliba TV, les réactions s’enchaînent au sein de la classe politique et des faîtières de la presse. Au-delà de la condamnation et de la dénonciation, plusieurs organisations politiques et de médias demandent à la Haute Autorité de Communication de revenir sur sa décision « qui ne sert ni la transition, ni la liberté d’expression, ni le Mali ».

Le 2 novembre dernier, la Haute Autorité de la Communication a suspendu l’autorisation d’établissement, d’exploitation et de diffusion de Joliba TV. Une décision qui intervient après une mise en demeure, le 12 octobre, consécutive à un éditorial, diffusée, le 30 septembre dernier par la chaîne et produit par son éditorialiste, Mohamed Halidou Attaher.

Si la chaîne, dans un communiqué, dit « Prendre acte de cette décision » et »Avoir formulé un recours«, l’annonce, elle, continue de susciter à tollé au sein de la classe politique et du paysage médiatique. De la Maison de la Presse en passant par l’Association des Editeurs de Presse Privée (ASSEP), du Groupe Patronal et de l’Union des Journalistes Reporters du Mali (UJRM), chacune de ces organisations a réagi. Chacune d’elles « Déplore et condamne cette décision de suspension » .

L’ASSEP évoque une »Décision extrême« ici « Menace dangereusement la liberté de presse » et ici « Intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les entreprises de presse ». L’Union des Journalistes Reporters du Mali exprime, pour sa part, « Sa vive préoccupation du respect de la liberté d’expression, en cette période de la Transition ».

Au sein de la classe politique, le Cadre d’échange pour le retour à l’ordre constitutionnel apporte son soutien indéfectible à la chaîne et s’étonne de la démarche de la HAC, évoquant un »Acharnement vis à vis de Joliba TV NEWS et de son éditorialiste« . Selon cette coalition, cette « Mesure n’est autre qu’une manœuvre visant à museler les voix et opinions jugées discordantes et à éteindre, par ailleurs, comme objectif final les libertés et les droits chèrement acquis en mars 1991 ».

En plus de ce regroupement, les partis politiques, dont le CNID-Faso Yiriwaton et l’ADEMA-PASJ ont appelé à examiner le recours gracieux introduit pas la télévision. Le parti des abeilles, ici dénonce la sévérité de la décision, rappelle que la liberté d’expression et d’information est un droit fondamental et inaliénable…

 » Je déplore les sanctions de la Haute Autorité de la Communication subies à l’encontre de la chaîne Joliba Tv et lui demande vivement de réviser cette décision, qui ne sert ni la transition, ni la liberté d’expression, ni le Mali  » , au poste de l’ancien Premier ministre, Moussa Mara. Nouhoum Sarr, membre du Conseil National de Transition ajoute que « Le harcèlement de la presse a toujours été contre-productif ».

MSC

Source : l’Indépendant

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