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Mali, Burkina Faso, Guinée : Sommet des dirigeants de l’Afrique de l’Ouest le 9 juillet (Président de la Côte d’Ivoire)

La tenue d’élections au Mali, en Guinée et au Burkina Faso, trois pays dirigés par des militaires arrivés au pouvoir par un coup d’Etat, sera à l’ordre du jour du prochain sommet de la CEDEAO qui se tiendra le 9 juillet en Guinée-Bissau, a annoncé mardi le président ivoirien Alassane Ouattara.

« Il est souhaité que les élections se déroulent dans les délais proposés, afin que ces pays aient des régimes et des dirigeants démocratiquement élus », lit-on dans un communiqué de presse de la présidence ivoirienne, publié à l’issue d’une rencontre à Abidjan entre Ouattara et le représentant du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Lonardo Santos Simao. « Le président de la République a révélé que la question sera discutée lors du prochain sommet de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui se tiendra le 9 juillet 2023 en Guinée-Bissau », ajoute le document. Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso ont été suspendus des organes de décision de la CEDEAO après des prises de pouvoir militaires en 2020, 2021 et 2022, respectivement. Le Mali et la Guinée ont également fait l’objet d’autres sanctions, dont certaines ont été levées. Au Mali et au Burkina Faso, deux pays en proie à des violences djihadistes meurtrières, les militaires se sont engagés à revenir à l’ordre constitutionnel en 2024. En Guinée, la junte s’est engagée à se retirer en 2025. Selon Alassane Ouattara, les élections sont « un impératif pour toute l’Afrique de l’Ouest, en particulier pour la Côte d’Ivoire, pays voisin de ces trois nations, qui a soutenu tous les efforts de sortie de crise ». Le 10 février, le Mali, la Guinée et le Burkina Faso ont demandé en vain la levée de leur suspension auprès de la CDAO et de l’Union africaine (UA).

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