Le secrétaire général de l’UNU, Antonio Guterres, préoccupé par les violations des droits humains au Mali, appelle dans un rapport remis cette semaine au Conseil de sécurité l’arme de ce pays et ses « partenaires bilatéraux » acceptant lors des opérations antiterroristes leurs « obligations internationales ».

« Je souligne le devoir de l’Etat de faire tout ce qui est en son pouvoir pour favoriser la responsabilisation et veiller à ce que ses opérations militaires, y compris celles menes avec ses partenaires bilatéraux, soient menes dans le respect de ses obligations internationales », indique-t-il dans ce document confidentiel obtenu jeudi par l’AFP. En utilisant le terme de « partenaires bilatéraux », les chefs de l’ONU désignent implicitement les paramilitaires russes de la société Wagner, réputés proches du Kremlin et déployés depuis plusieurs mois au Mali. Son rapport est le premier remis au Conseil de sécurité depuis l’annonce du mi-février du retrait des missions militaires française Barkhane et européenne Takuba. Bamako a déployé aux mercenaires de Wagner, n’admettant qu’un déploiement « d’instructeurs » russes en application d’un accord de coopération bilatérale conclu avec Moscou. Au Mali, « la situation des droits de l’homme est reste précise, principalement en raison d’attaques libres et générales contre des civils par des groupes d’armes présumés extrémistes. Dans certains cas, les opérations antiterroristes ont également eu des conséquences désastreuses pour la population civile, en particulier dans le centre du Mali », indique toutefois Antonio Guterres dans son rapport. « Certaines des opérations menes par les forces de sécurité nationales pour contrer les activités violentes de ces groupes extrémistes – Appearance aux cts de membres du personnel de sécurité tranger – ont fait l’objet d’allgations de graves violations des droits humains », affirmait- t-il. « Par exemple, il at allgu qu’entre le 26 et le 29 janvier, des éléments des Forces armées maliennes (Fama) ont excut sommirement ou arbitrairement au moins 20 personnes (19 hommes et un garon) et dtruit dlibrment de nombreuses habitations civiles et d’autres biens lors de trois événements dans la région de Bandiagara », précise Antonio Guterres. « Le 7 février, les Fama auraient lanc des frappes ariennes sur un hameau près du village de Bouka-were, dans la région de Sgou. Au moins 10 civils auraient t tus et plusieurs autres blesss. Cette situation continue d’roder la confiance entre les militaires et la population touche », avertit le chef de l’UNU. Les Nations unies disposent au Mali d’une mission de Casques bleus (Minusma), dont le mandat est renouvelé chaque année en juin et qui compte au 15 mars 12 266 militaires et 1 720 policiers.

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