Le Ministère de l’Administration du Territoire, à travers la Direction Nationale de l’Etat Civil, a organisé ce jeudi 9 décembre 2021, à la Maison des Ainés, un séminaire d’information et de sensibilisation sur la question et la modernisation de l’état civil, en faveur des Hommes des Médias. .

Les travaux d’ouverture ont été présidés par dr. Abdoulaye ALKADI, directeur national de l’état civil ; qu’il avait à ses côtés ; Sous-Lieutenant Mady DIARRA de la Cellule Technique d’Accueil des Citoyens (CTAC) ; des représentants des services liés au ministère, ainsi que des participants.
Cet atelier, selon les initiateurs, avait pour objectif, d’une part, de mobiliser les hommes des médias, sur les enjeux de l’état civil et de sa modernisation en cours et d’offrir une grande visibilité aux actions et activités de la direction nationale de l’état matrimonial. D’autre part, cette formation a permis de doter les représentants des médias de la capacité de parrainer l’adoption des textes législatifs proposés pour renforcer le cadre réglementaire de l’état civil et fournir une base juridique adéquate aux réformes en cours.
Dans son discours, Abdoulaye ALKADI a affirmé que l’état civil « est un acte qui renvoie à la situation d’une personne ». Selon lui, il s’agit de la naissance, du mariage et de la mort.
Concernant l’acte de naissance, le directeur national de l’état civil a expliqué que cet acte est un droit de l’enfant dès la naissance, selon les conventions internationales ratifiées par le Mali depuis des décennies.
En Afrique, déplore-t-il, les pays souffrent d’un manque de fonds pour l’état civil. Ainsi, il a annoncé qu’en 2022 le ministère de l’administration interconnectera toutes les bases de données d’identification, afin de protéger l’identification de tous les Maliens.
Selon les responsables du ministère de l’Administration du territoire, en raison de la crise que traverse le Mali depuis 2012, de nombreux enfants n’ont pas pu être enregistrés.
Cependant, le directeur national de l’état civil a indiqué qu’une stratégie sera mise en place par les autorités nationales, à travers une loi de dérogation, afin que ces enfants puissent être enregistrés dans les bases de données d’identification.
Sans procédure judiciaire complémentaire, selon lui, ces enfants seront tous enregistrés en vertu de cette loi dérogatoire statutaire.
En revanche, un mineur non enregistré est considéré, selon les officiers de l’état civil, comme un apatride.
Concernant l’enregistrement des décès, les responsables du ministère de l’Administration foncière ont admis que le Mali avait connu un faible taux.
« On voit que les gens ne viennent pas signaler les cas de décès dans les lieux indiqués », a déclaré Abdoulaye ALKADI.
Par ailleurs, le directeur national de l’état civil, en termes de stratégie, a indiqué que sa structure, en plus des communes, cherchera un lien avec les commissions chargées de gérer les cimetières, pour enregistrer les cas de décès. Car, selon eux, les demandes de décès sont beaucoup plus minimisées par les Maliens.
Se référant au dossier individuel de la carte NINA, le Lieutenant Mady DIARRA de la cellule RAVEC a révélé que l’obtention de ce dossier individuel ne pose pas de problème, actuellement au Mali.
Il a expliqué que la NINA Card individuelle, sans rien payer, est désormais disponible dans les différents commissariats et préfectures.
« Si vous n’avez pas le récépissé de votre RAVEC pour avoir la pratique individuelle, vous devez obligatoirement présenter un document qui justifie votre identité ou celle de vos parents dans les commissariats ou dans les préfectures. Le dossier unique est gratuit dans tout le Mali », a-t-il expliqué. .
En revanche, Mady DIARRA a montré que le Mali est sur le point de quitter la NINA Card au profit d’une « Biometric ID Card » quelques mois plus tard.

par SABA BALLO

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