Les avocats de Mamadou Sinsy COULIBALY s’étonnent encore que les locaux du Conseil National du Patronat du Mali soient occupés par Diadié Amadou SANKARE après l’annulation de l’ordonnance non contentieuse du tribunal commun IV par la Cour Suprême. Cependant, M. SANKARE a fondé sa légitimité sur la base de cette ordonnance.

Le conseil d’administration de Mamadou Sinsy COULIBALY a animé, mardi 24 janvier, une conférence de presse sur la décision rendue par la Cour suprême en décembre 2021 sur la crise CNPM. Cette décision est une évolution du contentieux interne concernant le patronat malien issu de deux Assemblées Générales électives qui ont toutes été annulées par le Tribunal de la IVème Commune.
En effet, sur le recours formulé par les avocats de M. COULIBALY, la Cour Suprême s’est prononcée sur l’arrêt de la Cour d’Appel de Bamako sur la régularité de l’ordonnance non contentieuse du tribunal de la IVème Commune rendue à Diadié Amadou SANKARE.
« Par l’organisation de l’Assemblée Générale élective organisée par Diadié Amadou SANKARE, il a été mis au défi d’apporter la liste de présence de ceux qui ont voté pour lui en vain. Pendant cette période ils obtiendront secrètement une ordonnance gratuite en violation de tout principe du contradictoire », a déclaré M. Sékou BARRY, rappelant que le juge du tribunal, ayant reconnu sa culpabilité, s’est rétracté et a annulé son ordonnance.
« En bon gentleman, il aurait dû quitter le CNPM. Il y est resté 6 mois sans aucune base légale. Et maintenant que la Cour suprême casse la sentence de la cour d’appel », a confirmé BARRY, brandissant une copie de la décision de l’institution judiciaire.
Dès lors, dans l’interprétation de la décision, la sentence du tribunal de la commune IV d’annulation des droits de Diadié SANKARE reste en vigueur, a expliqué l’avocat BARRY.
Pour lui, le clan Diadié SANKARE qui évoquait l’arrêt de rétractation de la cour d’appel pour justifier sa légitimité à occuper le CNPM, avec l’annulation de celui-ci, doit de « manière très élégante prendre son claquement ».
« Ils sont venus sur la base de la justice, cette base a disparu, ils doivent partir », a déclaré BARRY.
Son étonnement depuis décembre 2021, date à laquelle la Cour suprême a rendu son verdict, est de constater que M. Diadié dit Amadou SANKARE continue d’occuper le CNPM.
Selon lui, à ce jour le verdict de la Cassation peine à être exécuté et parallèlement les forces de police qui doivent être au service de la justice offrent une protection à ceux qui n’ont ni titre ni droit contre ceux qui reçoivent justice.
« Une décision de justice est faite pour être exécutée. On se pose la question qui fait obstacle à la décision de la Cour suprême. Et sur quelle base Diadié a-t-il dit qu’Amadou SANKARE est maintenu au CNPM ? », demande-t-il, précisant que M. SANKARE n’est pas le président du CNPM et que ce poste reste vacant jusqu’à ce qu’une nouvelle Assemblée générale élective soit organisée.
Étaient également présents lors de cette conférence de presse des membres d’organisations professionnelles du Mali qui demandent la convocation d’une assemblée élective. Pour eux, c’est l’alternative sûre pour tourner la page de cette crise qui dure depuis près de deux ans.
« On ne parle plus de Mamadou Sinsy COULIBALY et du camp de Diadié. L’avenir du CNPM en dépend. 23 groupements professionnels ont signé un document pour mettre en place une administration qui gérera les élections. Les affaires traînent en justice depuis 18 mois. Des décisions ont certes été prises, mais elles peinent à être exécutées. Aujourd’hui nous prendrons notre avenir et notre destin en main pour la solution légitime des problèmes du CNPM », a déclaré Mme BERTHE Mian BENGALY, membre du groupement professionnel.
PAR SIKOU BAH

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