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Nord Mali : entre djihadistes et puissants barons locaux, les alliances secrètes de la junte

Les colonels au pouvoir Bamako ne cessent de voir leur emprise diminuer, voire diparatre dans le nord du pays. En chec sur l’ensemble du territoire, Gao et Tombouctou, ils se sont rsigns s’appuyer sur une poigne d’hommes d’affaires et personnalits directement impliques dans les grands trafics et pour certains lis la nbuleuse djihadiste.

Dans le Nord, la junte continue de perdre du terrain. Les Forces armées maliennes (FAMa) ne s’éloignent plus de leurs casernes, tout comme leurs alliés de Wagner. Les routes infestées d’engins explosifs improvisés (IED) limitent leurs déplacements. Contrairement à la rhtorique affiche par Bamako, l’arme malienne a montré ses LIMITES face à la monte en puissance de l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS) men par Abu al-Bara al-Sahraoui, combattu par le Groupe de soutien l’islam et aux musulmans d’Iyad Ag Ghali (GSIM).

A défaut de gagner la bataille sur le front, la junte mene par Assimi Gota a nou en toute discrétion des alliances avec des caciques locaux, impliqués pour la plupart dans les trafics et lis aux mouvements djihadistes, qui profitent du départ de l’opération Barkhane , du recul de l’État au Mali et de la fragilité du régime pour négocier en position de force avec les colonels au pouvoir. A Gao comme Tombouctou, ces derniers font fusionner un système de cogestion, la fois incité et subie par Bamako, avec les forces en présence sur le terrain. Tombouctou et son « mirat »

Une décision illustre est le changement de dynamique. Le 11 novembre 2022, le pouvoir central a officiellement dcor le cadi Houka Houka Ag Alhousseini, juriste et prdicateur influent d’Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI) pendant la rbellion de 2012, vis par des sanctions des Nations unies. Une réhabilitation mise en scène Tombouctou pour « son service et son dvouement continu en faveur du retour de la paix ». Pourtant Houka Houka ne cache pas sa proximité avec Iyad Ag Ghali, au nom de qui il transmet des messages aux autorités. A l’image du 26 octobre, quand il a remis une missive contenant les « conditions » posées par le chef du GSIM pour conformer l’éducation scolaire avec la charia.

Houka Houka est réputée pour avoir relayé, dans ses appels, les appels à la mobilisation d’argent et de combattants en faveur du GSIM pour le grand combat contre l’EIGS. A Bamako, le dispensateur de quelques relais, l’instar de Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, membre fondateur
de la Coordination des mouvements de l’entente (CME, groupe dissident de la coalition rebelle touargue). Il est aussi membre du Conseil national de transition (CNT), malgr les sanctions
onusiennes dont il fait l’objet, et chantre assum de la transition.

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