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Un Enseignant-chercheur consulte le président de la Transition

Dans une lettre ouverte, Aboubacar Abdou Touré, Enseignant-chercheur à l’Institut Universitaire de Gestion de Bamako (IUG), invite le Président de la Transition, Assimi Goïta, à bien vouloir intervenir dans la crise qui sévit à l’IUG, pour sauver cette école.

Selon Aboubacar Abdou Touré, depuis plus de 5 ans, l’IUG, jadis fleuron de la formation universitaire au Mali, référence nationale, sous régionale et africaine, n’a plus connu une année normale. » Les maux et les causes sont connus de tous mais personne ne veut les résoudre. Que de rencontres de conciliation, de décisions non exécutées depuis des années, par manque de volonté politique et de leadership ! »at-il déploré.

A ses dires, les grèves des enseignants, du personnel technique et administratif, les débrayages des étudiants ont plombé l’avenir des enfants et de l’école. « Les causes de ces grèves résultent de la mauvaise volonté de la hiérarchie à résoudre les problèmes. Chacune des parties joue à l’autruche ».

5 ans pour avoir la licence

Il se révèle aussi que pour finir cette formation, l’étudiant fait 5 ans à l’IUG. » En avant-première, nous avons 3 promotions en première année, de 2020 à 2022-2023. Il s’agit d’une grande école, qui ne peut pas acheter même une ampoule électrique, car ne possède pas de régie, alors qu’elle génère des ressources financières propres de plus de huit cents (800) millions de FCFA par an « .

Depuis le début de la crise, ni le Rectorat, ni le ministère de l’Enseignement supérieur, ni celui de la Fonction n’ont pu résoudre le problème. C’est pourquoi, Aboubacar Abdou Touré invite le Président de la Transition à bien vouloir intervenir pour sauver cette école. « Votre amour pour le Mali et votre leadership me donne l’espoir que des décisions idoines seront prises pour résoudre définitivement ce problème, qui n’a que trop duré « .

Pour rappel, l’Institut Universitaire de Gestion de Bamako (IUG) forme des étudiants en Finance-Comptabilité, Commerce, Logistique, Assistant de Gestion, Hôtellerie et Tourisme. » Ces spécialistes sont fortement sollicités par le marché du travail », conclut l’Enseignant-chercheur.

Abdoul DEMBELE

Source : l’Indépendant

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