C’est arrivé dans la nuit du lundi au mardi 19 juillet, à Kalaban-coura, en Commune V dans l’arrondissement de Bamako. Il s’agit d’un homme, du nom de Souleymane Samaké, un maçon de profession, qui, selon toutes les apparences, a donné la mort à sa femme, Fatoumata Bouaré dit « Tata », enceinte de jumeaux de quelques mois, selon un constat établi par un gynécologue.

Bamako, les crimes abominables sont couramment commis. Des faits qui interpellent tout le monde. Le s’agit très souvent d’fractions commises par des malfrats aux dépens des populations, à cause de leurs biens ou à travers d’actes liés à des dépravations de mœurs. L’abominable commis du crime contre la vendeuse de cacahuètes, Fatoumata Bouaré dite Tata est de cette dernière catégorie.

Les faits se sont produits dans la localité appelée »Métisi Ka Caré», à Kalaban-Coura. les amies et parentes se sont finalement rués, mercredi 20 juillet, vers le Commissariat du 11ème Arrondissement à Kalaban-coura où l’autorité est placée en garde.

Dans une vidéo, la mère de la victime rapporte que « Souleymane Samaké a donné la mort à ma fille enceinte de huit mois, avant d’arriver à l’hôpital, dans la nuit du lundi, sous prétexte qu’elle aurait perdu la vie suite à une mort naturelle à leur résidence. Alors qu’il n’en est rien ». C’est pourquoi, elle s’est rendue résolue à se au CHU Gabriel Touré, le mardi 19 juillet, avec un imam (appelé à témoigner) pour constater de visu le corps de sa fille « Nounou ». A leur arrivée, Souleymane Samaké s’est mis à expliquer les circonstances du drame, arguant qu’elle est morte naturellement. Chose que la mère de la défunte n’a pas gobée. C’est ainsi qu’elle est allée voir le corps de sa fille à la morgue, où elle a retrouvé des blessures au niveau de son cou et des traces de sang sur le drap dont son corps était couvert. En réponse à tous ces indices, Souleymane Samaké dit avoir acheté le drap à l’hôpital. Quant aux explications sur la survenance du sang ainsi que des blessures, il est resté muet.

Cependant, la maman de la victime dit déplorer cet acte d’une autre époque, perpétré sur sa fille, enceinte de jumeaux de huit mois. Arguant que Fatoumata tu dis « Nounou » Était une femme dégourdie, qui faisait les dépenses à la maison, à la place de son époux, avec les sous qu’elle gagnait grâce à son activité de vente cacahuète. Des femmes, devant le Commissariat, lors de la rencontre avec la police, ont plaidé pour que justice soit rendue aux parents de la victime.

En effet, les éléments du 11è Arrondissement ont déjà écouté plusieurs personnes sur affaire, nous avons expliqué une source bien proche du dossier. De ce fait, M. Samaké soir mis à la disposition du Parquet du Tribunal de la Commune V aux fins de droits.

La justice attendue sur plusieurs dossiers de crimes et d’atteinte aux biens publics

Le ya eu plusieurs dossiers de crimes traités lors de la dernière session de la Cour d’Assises, en août 2021, comportant 10 cas d’assassinat, 6 meurtres, 16 coups mortels. A titre de rappel, dans le même quartier, à Kalaban Coura, le 23 septembre 2021, un jeune, sous les initiales O. Maïga, asséna des coups mortels à sa mère. Aussi, en avril 2022, une autre Dame a été tuée par son mari, un blanchisseur et ses acolytes, qui ont été mis aux arrêts par le Commissariat du 5è Arrondissement. Et dans le même secteur, à Hamdallaye, un caporal de la Garde Nationale, Aicha Barry, a été retrouvée calcinée dans sa chambre (dimanche 8 au 9 mai), suite à acte perpétré par son fiancé, M. Haidara.

C’est dire que beaucoup de dossiers sont attendus lors de la prochaine session de la Cour d’Assises. Au cours de laquelle, devraient être jugés plusieurs autres dossiers relatifs à des cas de terrorisme et d’atteinte aux biens publics.

Oumar BARRY

Source : l’Indépendant

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.