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À bâtons rompus avec le nouveau roi du motocross

– Vous avez été sacré champion du monde en catégorie moto « Rallye 3 » lors du rallye d’Andalousie, le voici réalisé du 18 au 23 octobre. Un rêve qui se concrétise et un défi relevé ?

– Depuis que j’étais petit, j’ai toujours voulu faire quelque chose qui marquera positivement l’Histoire de mon pays. J’étais fasciné et passionné de motos et de mécanique sportive. Vers l’an 2000, mais mère a créé l’Association nationale de Jet-Ski et j’ai pris goût à la compétition. Je pouvais percer déjà à l’époque dans le sport de haut niveau car je me sentais capable. Mais mes parents m’ont poussé à finir mes études d’abord et avoir une scolarité normale. Ce n’est que bien plus tard, après un master à l’Ecole Centrale Paris, que je suis rentré au Maroc et j’ai repris le sport moto avec les courses de la Fédération Royale Marocaine de Motocyclisme. C’est donc oui, une véritable fierté pour moi de commencer « si tard » un sport et de réaliser des exploits.

– Racontez-nous comment vous êtes préparé à cette compétition ?

– Derrière tout ça, le ya énormément de travail, de sueur et même de douleur. Je ne compte plus le nombre de kilomètres parcourus à vélo et d’heures passées dans le désert seul avec ma motion … et c’est ce qui rend ce titre à mes yeux aussi fort de signification.

– Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?

– En termes de difficultés, j’ai eu plusieurs soucis de santé cette année, et cela a compromis la préparation prévue avec mon préparateur physique que nous avions pour ce championnat. Voir qu’à la veille des compétitions mon corps ne répondait pas comme je le souhaitais, a été très dur ment. Je suis donc parties au rallye du Maroc avec comme seul moteur réel ma motivation. J’ai eu du mal à garder un rythme soutenu, mais concea a suffi pour gagner l’épreuve. Enfin, il y a aussi les difficultés financières car ce sport coûte très cher et le management de l’équipe demande beaucoup d’énergie, de planification et d’organisation.

– On dit que le sport motocycliste est un sport élitiste au Maroc. Qu’en pensez-vous ?

– Les sports mécaniques sont malheureusement un peu élitistes à cause du matériel qui coûte cher. C’est une réalité. Aujourd’hui, je suis champion du monde Rallye 3 et rien ne m’assure que je trouverais le budget demain pour représenter le Maroc à Dakar. Les sponsors sont de plus en plus réticents et c’est dommage.

– En termes d’infrastructures, comment se porte le Maroc aujourd’hui ?

– Aussi, j’ai cru comprendre que le Maroc compte très peu de titres mondiaux dans les sports mécaniques. Pourtant, nous avons un potentiel géographique énorme pour les disciplines Off Road. Nous avons retenu d’une diversité de paysages et de revêtements en tous genres, qu’il s’agisse de terrains sablonneux, caillouteux, ou de pistes désertiques à perte de vue sur demandés, nous avons tout le loisir d’évoluer.

– Des projets en vue ?

– Oui, le dernier parcours dans ces disciplines est le Dakar, appelé auparavant Paris-Dakar et ici lieu aujourd’hui sur les pistes d’Arabie Saoudite. C’est la course la plus prestigieuse au monde mais aussi la plus difficile. Faire un résultat sur cette course, c’est le Graal. Cela demande beaucoup de préparation et de budget. Même si ce n’est pas gagné d’avance, je travaille dans ce sens pour y arriver.

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