Le Maroc veut arrêter l’exploitation excessive des eaux souterraines et limiter les risques dus à l’ensablement des barrages et les pertes que cela occasionne sur la production agricole.

C’est ce qui ressort de la V Conférence Régionale Africaine de la Commission Internationale des Irrigations et du Drainage (CIID) qui se poursuit jusqu’au 30 novembre à Marrakech. « Nous poursuivrons nos efforts pour économiser 2 milliards de mètres cubes », a noté Mohamed Sadiki, ministre de l’Agriculture. Même son de cloche avec Aziz Fertahi, président de l’ANAFIDE, pour qui « il faut optimiser la gestion du puits. Il faut lutter contre le gaspillage et éviter la mauvaise gestion des pluies, ainsi que la surexploitation de la nappe phréatique, ainsi que l’ensablement en amont des barrages ».

Pour cet ingénieur, la 5ème Conférence Régionale Africaine de la Commission Internationale des Irrigations et du Drainage (CIID), qui s’est tenue sur le thème « Gestion durable de l’irrigation pour une meilleure résilience agricole en Afrique », est une plateforme de discussion sur l’agriculture durable, la souveraineté alimentaire, et la bonne pratiques d’irrigation. Il est à noter à cet égard que l’agriculture irriguée représente aujourd’hui 18% de la surface agricole utile au Maroc et contribue pas moins de la moitié de la valeur ajoutée en année normale et contribue à 75% du volume des exportations.

Organisée sous le Haut Patronage du Roi, cette conférence vise à promouvoir l’expérience marocaine en agriculture irriguée avec le réseau scientifique et technique national et international de la CIID et à développer les échanges de coopération Sud-Sud pour le développement durable en Afrique.

YSA

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