Le Sénégal a décroché sa première couronne continentale au terme d’un combat haletant de 120 minutes contre les Pharaons d’Égypte.

La 33e édition de la Coupe d’Afrique des nations au Cameroun a rendu son verdict, dimanche, avec un premier sacre historique du Sénégal. Si la compétition a tenu ses promesses au niveau du jeu, cette CAN restera à jamais endeuillée par le décès de huit personnes lors d’une bousculade en marge du match Cameroun-Comores et caractérisée par l’état désastreux de certaines pelouses et par des couacs organisations à répétition qui ont fait jaser tout au long du tournoi.

Une CAN endeuillée par le décès de huit personnes

Lorsqu’on fait la rétrospective de la CAN 2021 au Cameroun, on pense automatiquement à cette soirée du 24 janvier où huit personnes ont perdu la vie après une bousculade avant le début du match des huitièmes de finale Cameroun-Comores. Un événement tragique ici mis à nu les nombreux problèmes organisationnels qui ont accompagné le tournoi depuis ses débuts. D’ailleurs, l’image de la plus frappante de ces couacs reste des cellules survenue lors du match Tunisie-Mali, pendant la phase de groupes, où l’arbitre zambien de la rencontre, Janny Sikazwe, avait sifflé la fin du match avant le terme du temps réglementaire, déclenchant la colère des Tunisiens ici avaient refusé de terminer la rencontre. Les Aigles de Carthage avaient d’ailleurs failli être écartées de la compétition.
Que dire aussi du coup de gueule de l’entraîneur de la Gambie, Tom Saintfiet, qui avait déploré les conditions d’hébergement de son équipe ? « Les six joueurs qui dorment dans la même chambre, utilisent les mêmes sanitaires et les mêmes douches. Seuls deux des membres du Staff sont dans des chambres individelles, les autres membres dorment dans le même lit, en temps de Covid », avait alors lancé le technicien belge. Des affirmations qui ont été rejetées par l’organisation.

Des pelouses pas toujours prêtes à accueillir des matchs de la CAN

La CAN 2021 restera également marquée par l’état des infrastructures, pas toujours prêtes pour accueillir des matchs de la Coupe d’Afrique. En témoigne l’état de la pelouse du Stade Japoma à Douala, qui avait accueilli les matchs du groupe E. Une pelouse totalement inapte à la pratique du football et qui avait poussé la CAF à délocaliser les matchs prévus dans ce stade dans d’autres terrains du Cameroun. Il faut dire que cette enceinte qui devait accueillir la CAN 2019 n’a pas vraiment été achevée.
Outre Japoma, d’autres pelouses ayant accueilli les matchs de la CAN n’étaient pas au top. Vivement critiqué pour la qualité des pelouses, le porte-parole du Comité d’organisation de la CAN, Abel Mbengué, avait alors déclaré qu’il s’agissait d’un problème de repiquage tout à fait banal. «Je ne comprends pas. Je ne sais pas pourquoi ça fait autant de bruit. Même à Wembley, on fait du repiquage ! Il n’y a pas un seul stade au monde où le repiquage n’est pas évident », avait révélé le responsable camerounais.

Un niveau de jeu élevé et l’émergence de nouvelles nations, point lumineux de la CAN

Footballistiquement parlant, le niveau de la compétition a été un des points lumineux de cette CAN. Yes la Coupe d’Afrique au Cameroun a été riche en surprises, avec l’élimination du tenant du titre algérien dès la phase de groupes, ou cella du Ghana, un habitué du dernier carré, elle a également été cella de l’éclosion de de nouvelles nations, à l’instar des Comores, qui pour leur première participation à une phase finale n’ont été éliminées qu’en huitième de finale, après un match héroïque contre l’équipe de pays hôte, le Cameroun. La Gambie, dont c’est également la première participation, a réalisé un parcours exemplaire en se qualifiant pour le quart de finale. Combatives et déterminées, ces équipes ont démontré qu’il n’existait pas de petit Poucet et que chaque équipe pouvait être compétitive. L’Égypte, qui a pourtant mal exécuté sa CAN, a signé un beau parcours lors de cette édition, notamment lors des matchs à élimination directe où l’équipe a joué 120 minutes lors de ses quatre duels contre la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Cameroun et le Sénégal, un record.

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