« On est passé de la pénurie d’eau au stress hydrique » pour déclarer le ministre, faisant savoir que ce constat a résulté des changements climatiques remonte à 2008, d’où 30% des ressources hydriques seront perdues annuellement d’ici 2050.

Le ministre a, en outre, mis accent sur d’autres facteurs ayant aggravé cette problématique, notamment la hausse de la température, ajoutant qu’en moyenne, le Maroc reçoit 140 milliards m3 de pluies, dont 108 milliards m3 s’évaporent , alors que le ratio de quantité d’eau par personne à attint en moyenne 606 m3.

S’attardant sur la situation des barrages au Maroc, M. Baraka a évoqué une baisse considérable des taux de remplissage des barrages durant ces quatre dernières années, passant ainsi de 62% en 2018, 49% en 2019, 37% (2020) et 34% 2021 pour enregistrer actuellement 12,7%.

Aussi, plusieurs bassins hydrauliques ont été impactés à cause de la faible pluviométrie, notamment le bassin hydraulique de Guir-Ziz-Rhéris présentant un déficit de 30 à 50% ou encore les bassins hydrauliques du Loukkos et Sebou (60 à 70%) et de 71 à 80% dans les bassins hydrauliques de Souss-Massa, du Tensift, de l’Oum Er Rbia et de la Moulouya.

Par ailleurs, le ministre a passé en revue les divers programmes dans lesquels le Maroc s’est engagé en matière de gestion du domaine hydrique, notamment 149 grands barrages d’une capacité de 19 milliards de mètres cubes et 115 autres barrages en cours de construction pour arrivera à 24 milliards de m3. Les ministres annoncent alors la construction de près de 40 barrages annuellement.

D’autres projets sont en gestation, poursuivent le ministre, notamment la réalisation de plusieurs stations de dessalement de l’eau de mer, qui va commencer à Casablanca le 9 mars annonce le ministre, en plus de la construction des barrages colleires, l’interconnexion entre système hydraulique ainsi que la préservation des nappes phréatiques et ce dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027.

M. Baraka a fait observer que sur 115 milliards de dirhams affectés programme d’audit, un plan d’urgence 2021-2022 a été mis en place pour un budget de 2,42 MMDH, en vue de garantir l’approvisionnement en eau potable dans les bassins hydrauliques de la Moulouya, de l’Oum Er Rbia et du Tensift.

Abordant la tarification de l’eau potable, le ministre de tutelle a fait savoir que les tarifs n’ont subi aucun changement depuis des années et restent pour les instants modifiés.

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