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Électrification du parc automobile : quel avenir pour l’après-vente

La Fédération des Industries des Equipements pour Véhicules (Fiev) à tenu une conférence de presse, le 6 juillet 2022, à Casablanca.

Dans son étude prospective concernant l’évolution des véhicules électriques et leur impact sur l’après-vente à l’horizon 2035, la Fiev se veut rassurante quant à l’électrification croissante du parc automobile en France. La mutation est importante pour ralentir le maïs, ici c’est laisser aux professionnels une grande marge de manœuvre.

La Fédération des Industries des Equipements pour Véhicules (Fiev), organisateur officiel du salon Equip Auto Paris 2022, a tenu une conférence de presse, le 6 juillet 2022, à Casablanca, sur le thème de « l’évolution du marché de l’Aftermarket automobile et l’impact de l’électrification des véhicules sur le marché de la rechange ». La fédération est venue pour la première fois répondre aux questions que se sont posées les professionnels du secteur : tout l’enjeu est de savoir si leur chiffre d’affaires sera impacté au fur et à mesure de l’électrification du parc automobile. En ce sens, l’étude réalisée par les soins de la FIiev livre une prospective d’inclusion de ces véhicules dans le parc roulant jusqu’en 2035.

L’étude a supposé trois scénarios dans une modélisation statistique prospective très détaillée. Quel que soit le scénario, l’inertie du parc est le facteur déterminant d’une évolution lente. Avec un parc présentant à 39,7 millions de véhicules particuliers et un vieillissement toujours accru, cette inertie entraîne des mouvements d’inclusion beaucoup moins violents que l’on ne pourrait le redouter.

Les trois scénarios possibles

Concernant le premier scénario, il démontre que l’électrique persuade pas vraiment les acheteurs. En 2035, le parc circulant serait composé au minimum de 75% de véhicules thermiques. Les véhicules propres ne représentaient pas plus de 25% du parc total. Le deuxième scénario envisageait de parier sur le fait que l’électrique est l’une des solutions au sein d’un patchwork multi-énergies. Cela permet aux constructeurs de respecter les réglementations de décarbonation. Quelque 70% du parc restait thermique, mais dominé par les motorisations à essence tandis que la dédieselisation serait massive. Les électrifiés représentaient donc 30% du parc. Quant au troisième scénario, il considère que la transition écologique impacte durablement les acheteurs. Le véhicule électrique s’impose comme le nouveau standard automobile. Même avec 80 % des immatriculations en 2035, le parc resterait encore composé à 60 % de thermiques, avec une prédominance de l’essence. Les véhicules électriques représentaient alors 30% du parc sur un total de 40% d’électrifiés.

De ce fait, aucun scénario n’aboutit à une majorité de véhicules électrifiés dans le parc circulant en 2035, en raison de l’inertie et du vieillissement de celui-ci. Les évolutions de l’électrification sont importantes, mais lentes, ce qui laisse aux professionnels de l’après-vente automobile le temps de s’y préparer dès à présent.

Quant au Maroc, Driss Guennoun, président du GIPAM, a expliqué que dans un marché de 4,2 millions de véhicules, la présence de l’hybride et de l’électrique reste très faible avec seulement 4 453 unités. Et que malgré la forte progression des ventes de véhicules hybrides et électriques ces 18 derniers mois, la motorisation thermique reste dominante sur le marché national.

L’occasion a été saisie lors de la conférence pour présenter brièvement le programme du salon Equip Auto Paris 2022, qui se tiendra du 18 au 22 octobre, sous le thème de la réinvention des services de la mobilité. Cette nouvelle édition exprime son évolution et son engagement à travers une nouvelle identité, une nouvelle signature et une nouvelle promesse et s’attend à une visite de 80 000 professionnels cette année.

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