Les exportateurs marocains (ASMEX) ont fait plusieurs propositions dans le cadre du PLF 2022. Ils ont donc demandé une équité fiscale en matière d’impôt sur les sociétés (IS) entre les entreprises établies dans les zones d’accélération industrielle et celles exportatrices établies en dehors de ces zones, à travers l’adoption d’un taux unifié de 15 %.

Dans une feuille de route couvrant la période 2021-2025, l’ASMEX a répertorié ses propositions pour relancer les exportations. Parmi les mesures proposées figure l’encouragement de la pénétration de nouveaux marchés afin d’accroître la diversification des débouchés vers de nouvelles destinations de l’offre exportable marocaine. L’ASMEX demande également d’encourager les exportations à haute valeur ajoutée « pour aider à rétablir la balance commerciale » et d’exonérer de TVA les frais de promotion, de prospection, d’intermédiation et de communication effectués à l’étranger. A cet égard, les exportateurs ont rencontré le Ministre de l’Industrie et du Commerce Ryad Mezzour à Casablanca pour examiner les voies de développement des exportations et les moyens à mettre en œuvre pour rétablir l’équilibre de la balance commerciale nationale. En particulier, ils ont proposé de créer un Fonds de développement des exportations (FDE) afin d’atteindre les objectifs du Nouveau modèle de développement (NMD).

« Ce fonds fournira un moyen systématique d’identifier et de soutenir tous les exportateurs actuels et potentiels vers le Maroc », a déclaré l’ASMEX. L’association vise également à faciliter l’environnement d’exportation en créant des conditions favorables pour les exportations. Cela passe notamment par la création d’un observatoire du commerce extérieur qui permettra, entre autres, d’anticiper les situations de crise et les évolutions du commerce international. Pour l’ASMEX, cet observatoire doit être financé par l’Etat pendant 3 à 5 ans avant d’accéder à l’autonomie financière.

Concernant l’AfCFTA, l’ASMEX souhaite identifier les opportunités d’investissement en Afrique dans le cadre de l’intégration des chaînes de valeur du continent et développer une banque mondiale « Profils de produits/marchés » avec un accent sur l’Afrique.

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