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Hassan Iquioussen expulsé vers le Maroc par les autorités belges

L’imam marocain Hassan Iquioussen a été expulsé vendredi 13 janvier vers le Maroc depuis la Belgique, où il a été arrêté le 30 septembre après son expulsion de France pour « propos incitant à la haine et à la discrimination », a annoncé son avocat français à l’AFP.

Ce prédicateur du nord de la France, dont l’expulsion a été annoncée fin juillet par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a été expulsé vers Casablanca après que les autorités marocaines ont délivré jeudi un permis, a indiqué Me Lucie Simon.

La secrétaire d’Etat belge à l’Asile et à la Migration, Nicole de Moor, s’est félicitée « de la bonne coopération » avec la France sur ce dossier, confirmant le retour de l’intéressé au Maroc. « Nous ne pouvons pas permettre à un extrémiste d’errer sur notre territoire. Quiconque n’a pas le droit d’être ici doit être renvoyé », a commenté Mme de Moor, citée dans un communiqué.

« Gérald Darmanin s’est beaucoup impliqué auprès de ses homologues sur ce dossier. C’est une grande victoire contre les séparatismes », a commenté l’entourage du ministre français de l’Intérieur. Fin juillet, Gérald Darmanin avait annoncé l’expulsion d’Hassan Iquioussen, l’accusant « d’un discours de prosélytisme entrecoupé de propos qui incitent à la haine et à la discrimination et qui apportent une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République ».

Mais l’imam n’a pas été retrouvé lorsque l’arrêté d’expulsion a été définitivement validé par le Conseil d’Etat le 31 août. Il s’était enfui en Belgique francophone où il avait été arrêté dans la région de Mons le 30 septembre. Hassan Iquioussen a ensuite été détenu dans un centre fermé près de Liège (est) mi-novembre pour un séjour irrégulier, après avoir été sommé de quitter le territoire belge à la suite de l’échec de la procédure de mandat d’arrêt européen initiée par la France.

Son avocate française Lucie Simon a été surprise vendredi soir par la « volte-face » du Maroc, qui l’été dernier avait refusé à la France le laissez-passer consulaire permettant à l’imam d’être expulsé vers son pays d’origine. « Je suis surprise par la volte-face des autorités marocaines et je crois que la vie de M. Iquioussen est en France », a réagi Me Lucie Simon, soulignant que les avocats n’ont pas été informés de la délivrance du document consulaire. « Nous attendons le jugement au fond du Tribunal administratif de Paris, si l’arrêté d’expulsion (français) est annulé, la France devra organiser son retour », a-t-il ajouté.

(avec AFP)

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