Institutionnalisé en vertu de l’accord tripartite signé le 30 avril dernier, le dialogue social démarre ce mercredi 14 septembre sous la présidence du Chef du gouvernement. Les points à l’ordre du jour seront ici retenus différents en fonction des partenaires sociaux. Si les syndicats insistent sur la hausse des salaires, la CGEM elle, tient toujours à la réglementation du droit de grève.

Dans son bilan de l’année 1 de son mandat, le gouvernement a inscrit la « signature de l’accord social et l’institutionnalisation du dialogue social » parmi ses principales réalisations. Et c’est à partir de ce mercredi 14 septembre que les partenaires sociaux reprennent la langue dans le cadre d’un nouveau tour, selon l’ordre du jour déjà préétabli conformément aux dispositions de l’accord tripartite signé le 30 avril dernier. Un tour dont les points à l’ordre du jour diffèrent selon le partenaire social en question.

En effet, du côté des centrales syndicales les plus représentants, le soir question de l’examen des points au sujet qu’elles sont restées sur leur faim lors de la précédente session d’avril. Il s’agit tout particulièrement de la question de l’augmentation des salaires. Certes, lors des discussions d’avril, les syndicats avaient vainement défendu l’augmentation des salaires, notamment dans le secteur privé, mais ils étaient finalement parvenus à corriger, à la hausse, le SMIG et le SMAG. Ils espèrent ainsi obtenir un geste du gouvernement permettant une augmentation des salaires et partant une amélioration du pouvoir d’achat des travailleurs.

À noter que lors du tour précédent, le gouvernement avait admis la révision du régime de l’impôt sur le revenu au profit des fonctionnaires. En effet, les syndicats revendiquent une révision de l’impôt sur le revenu au profit de l’ensemble des travailleurs. C’est ce que défend avec insistance la Confédération démocratique du travail (CDT) qui, selon sa direction, a mis cette question au centre d’un mémorandum qui sera soumise au gouvernement dans le cadre de ce round de dialogue social. Selon nos informations, il est attendu que le chef du gouvernement accueille les partenaires sociaux aujourd’hui, les uns après les autres. Il s’agit de recevoir les syndicats selon leur force électorale (les voix obtenues lors des dernières élections professionnelles) : l’Union marocaine du travail (UMT), suivie de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) puis de la CDT . Suivront ensuite des réunions avec le patronat, la CGEM, ainsi que la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) que l’actuel gouvernement a intégré, pour la première fois, en tant que partie prenante du dialogue social au nom des agriculteurs . Il est à souligner que du côté du patronat, le point qui lui tient à cœur reste l’adoption du cadre législatif réglementant le droit de grève. Un point qui sera soulevé lors de cette session, sachant que les syndicats avaient, pendant longtemps, bloqué les projets de loi organique relatifs au droit de grève déclenchés par les gouvernements précédents. Comme ils avaient, d’ailleurs, opposé leur véto aux projets visant à encadrer, à travers un texte de loi, les syndicats. Une question qui ne manque pas de constituer un des points à défendre par le gouvernement. Par ailleurs, ainsi que l’ont défendu les partenaires sociaux, il sera également question de discuter de la façon de traduire les différentes revendications dans les colonnes du projet de loi de Finances 2023.

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