La Bourse de Casablanca poursuit ses actions en faveur des entreprises récompensées par le marché des capitaux. Elle a organisé, aujourd’hui dans ses locaux, une rencontre pour expliquer les avantages de faire appel au marché.

Sur les douze dernières années, le marché boursier a connu une dynamique faible puisque les introductions en Bourse n’étaient pas très nombreuses. La rencontre, organisée aujourd’hui à Casablanca, sur le thème « Ces opportunités de financement » agile « via la Bourse et les marchés des capitaux? » un permis de le rappeler. Ainsi en moyenne, « le marché enregistre une IPO par an d’un montant moyen de 550 millions de DH ainsi que 7 opérations d’ugmentation de capital pour 4 milliards de DH en moyenne », rappelle Bendaoud Tali de la Bourse de Casablanca. Par ailleurs, 61 des 76 émetteurs n’ont jamais fait recours au marché pour se financer. En général, les levées de capitaux, en 2021, sont en baisse de 20,73 % sur un an selon l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). « Le marché affiche, en outre, 17,2 milliards de DH d’émissions obligataires faites par appel public à l’épargne et 42,8 milliards de DH de titres de créances négociables dont seulement 2,4 milliards de billets de trésorerie », souligne Tali. Face à cette « faiblesse », la Bourse de Casablanca voulait faire d’une pierre deux coups à travers cette rencontre : parler des financements agiles possibles et présenter le programme de formation en ligne « Capital Markets e-Learning Program ». Présenté par Lamiae Derraji, Principal Banker à la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), le programme est axé sur le renforcement des capacités et le développement de l’Esprit d’entreprise autour de la croissance, en fournissant aux entreprises les compétences dont elles ont besoin pour accéder à des sources de financement basées sur le marché.

Ce programme est fourni gratuitement par la BERD aux institutions partenaires du secteur financier et comporte, entre autres, 54 cours en français. L’intervention de Derraji a permis également d’éclairer les participants sur les initiatives de la BERD sur le marché des capitaux. Pour la BERD, « le Maroc a un marché monétaire qui fonctionne, mais qui souffre d’une faible liquidité et d’un manque de diversification ». Pour montrer l’exemple aux entreprises concernées, Khalid Mengad, DG d’Immorente, a partagé son expérience du marché boursier marocain. Le ainsi partagé les conditions dans lesquelles son entreprise a été introduite en Bourse ainsi que ses objectifs. Son conseil aux entreprises qui veut s’appuyer sur le marché financier se résume ainsi : « la transparence, même dans les moments difficiles ».

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