Cette formation, moilancé en collaboration avec la Présidence du Parquet et en collaboration avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, il est l’occasion d’actualiser et de consolider les connaissances des juges en charge des affaires de blanchiment, notamment dans les juridictions où ce spécialité a été introduite.

Il s’agit des tribunaux de première instance de Marrakech, dont la compétence en la matière sera étendue à la compétence des cours d’appel de Marrakech, Safi, Ourazazate, Agadir, Guelmim et Laâyoune, de Fès (compétence des cours d’appel de Fès , Meknès , Errachidia, Taza, Al-Hoceima, Nador et Oujda) et Casablanca (compétence des Cours d’appel de Casablanca, Settat, El-Jadida, Khouribga et Béni Mellal). Il s’agit du tribunal de première instance de Rabat dont la compétence, jusque-là nationale, sera étendue à la compétence des cours d’appel de Rabat, Kénitra, Tanger et Tétouan.

S’exprimant à l’ouverture de cette formation lundi, le premier président de la Cour de cassation, le vice-président du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), Mohamed Abdennabaoui, a souligné que la culture de lutte contre le blanchiment d’argent s’est instaurée en Le Maroc selon une approche participative et cumulative qui répond aux exigences internationales, en tenant compte des spécificités socio-économiques et juridiques du pays.

Cette vision prospective, qui interagit avec les recommandations du Groupe d’action financière, constitue la toile de fond des différentes modifications des lois concernées, a souligné Abdennabaoui, ajoutant que l’harmonisation de la législation marocaine avec ces recommandations et normes internationales appelle le rôle du CSPJ en termes de formation et d’encadrement des magistrats concernés, notamment après l’extension de la compétence locale sur ce type d’affaire aux tribunaux de première instance de Casablanca, Fès et Marrakech, ainsi que Rabat.

Il est à noter que cette extension de compétences vise à améliorer la sécurité et l’efficacité judiciaires dans le domaine de la lutte contre le blanchiment, à préserver l’économie nationale et à assurer l’intégrité du circuit économique du Royaume et, partant, la réputation, transparence et crédibilité des institutions officielles auprès des institutions financières internationales, ajoutant que les autorités marocaines s’emploient à atteindre ces objectifs à travers diverses mesures législatives et judiciaires.

Cette session de formation permettra de définir de telles mesures, notamment législatives, en se concentrant sur les lois nationales et les conventions internationales régissant les questions liées à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ainsi que les modifications apportées pour s’aligner sur les normes internationales, a noté l’officier .

Le CSPJ, a-t-il dit, suivra et mettra en œuvre les recommandations de cette session afin d’améliorer l’efficacité judiciaire, conformément au Haut Guide Royal contenu dans le discours adressé au 31e Sommet des chefs de gouvernement. Union tenue à Nouakchott et qui a mis en garde contre le danger de corruption qui sape les fondements mêmes de la démocratie et de l’Etat de droit.

Pour sa part, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a assuré que la lutte contre le blanchiment d’argent nécessite une approche particulière qui combine des outils juridiques et institutionnels et des approches coercitives et préventives, ainsi que l’harmonisation des actions des différents acteurs.

Il a également souligné que la lutte contre ces crimes a un aspect stratégique lié aux relations internationales bilatérales et multilatérales, notant que le Maroc, qui est un acteur actif au sein des organisations internationales et régionales compétentes, a réalisé des progrès concrets dans l’harmonisation de son statut législatif et de ses textes organiques. avec les normes internationales.

Pour sa part, le Procureur Général du Roi près la Cour de Cassation, Président du Parquet El Hassan Daki a indiqué, dans un discours lu en son nom par le Secrétaire Général de la Présidence du Parquet, Hicham Bellaoui, que cette session de formation vise à assurer des enquêtes rapides sur ces types de cas connus pour être complexes et transfrontaliers.

Il dotera les magistrats de nouveaux mécanismes et techniques d’enquête, afin de consolider les résultats obtenus dans la lutte contre ce type de délinquance.

Dans le même temps, le président de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime au Maroc, Siham Figuigui, a relevé que le Maroc a connu un développement important en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, dans le cadre des programmes de coopération mis en œuvre par cette organisation au Royaume. depuis 2017, en collaboration avec divers acteurs et parties prenantes.

Le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri a souligné que malgré les traités internationaux, les conventions bilatérales et les forums pour le recouvrement des fonds volés, le renseignement criminel évolue à un rythme accéléré, appelant à la vigilance, notamment contre l’utilisation du numérique à des fins criminelles. et d’adopter une approche non conventionnelle basée sur la valorisation de l’élément humain et la création de tribunaux spécialisés.

Les travaux de cette session de formation portent sur l’ordre juridique et le cadre institutionnel relatifs à la lutte contre le blanchiment, les manifestations de ce délit et les mécanismes d’enquête et de contrôle, les spécificités des juridictions en la matière et les techniques de détection des dysfonctionnements. systèmes financiers et anti-blanchiment.

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